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La vitaille de nef (provisions de bord)

Biscuit de mer et hareng saur de croisade

PreservingDocumented🧂 🍄moyen2 h 30 (dont séchage)

Le biscuit de mer (pain plat deux fois cuit jusqu'à dureté de pierre) trempé dans l'eau ou le vin, accompagné de hareng saur (salé puis fumé). Mets de survie des longues traversées et des sièges, où la conservation prime sur le plaisir.

La vitaille de nef (provisions de bord)

Le biscuit de mer (pain plat deux fois cuit jusqu'à dureté de pierre) trempé dans l'eau ou le vin, accompagné de hareng saur (salé puis fumé). Mets de survie des longues traversées et des sièges, où la conservation prime sur le plaisir.

Quand j'ai mené mes nefs vers la Terre sainte, oubliez la venaison et le safran : on vivait de biscuit et de hareng. Ce pain-là, mon boulanger le cuit deux fois jusqu'à le rendre dur comme galet, car ainsi il brave les mois en cale sans pourrir. On le rompt, on le laisse fondre dans l'eau ou le vin coupé, et l'on mâche le poisson saur par-dessus. Rude pitance, certes, mais c'est elle qui porte un roi et son ost jusque sous les murs d'Acre.
Richard the Lionheart
Ingredients
  • Farine de fromentà pétrir (pâte du biscuit)
  • Eaujuste de quoi lier (pâte serrée)
  • Selun peu (conservation/goût)
  • Harengs salés et fumés (saurs)à volonté (protéine de garde)
How it was made : Le « biscuit » (du latin bis coctus, « deux fois cuit ») était la base de l'alimentation embarquée : sa double cuisson chassait l'humidité et lui donnait une longévité de plusieurs mois. Le hareng salé et fumé, denrée stratégique du Nord, voyageait en barils. À bord et au siège, l'eau était souvent corrompue, d'où la consommation de vin coupé.
Sources : John H. Pryor, Logistics of Warfare in the Age of the Crusades · Documents d'intendance des flottes croisées (synthèses historiographiques)