Agnes Waterhouse
Agnes Waterhouse
1502 — 1566
royaume d'Angleterre
Agnes Waterhouse fut la première femme exécutée pour sorcellerie en Angleterre, pendue en 1566 à Chelmsford. Son procès, l'un des premiers procès en sorcellerie documentés en Angleterre, illustre la montée des persécutions liées à la peur de la magie noire à l'époque Tudor.
Faits marquants
- 1566 : Premier grand procès en sorcellerie documenté en Angleterre, à Chelmsford (Essex)
- 1566 : Agnes Waterhouse est pendue, devenant la première femme exécutée pour sorcellerie en Angleterre
- Accusée d'avoir utilisé un familier (un chat nommé Satan) pour nuire à ses voisins
- Son procès fut rendu possible par le Witchcraft Act de 1563, promulgué sous Élisabeth Ière
- Sa fille Joan Waterhouse fut également accusée lors du même procès mais acquittée
Œuvres & réalisations
Premier pamphlet anglais imprimé consacré à un procès en sorcellerie, il relate les aveux et le procès d'Agnes Waterhouse, Elizabeth Francis et Joan Waterhouse. Document fondateur pour l'histoire des persécutions en Angleterre.
Texte législatif qui criminalisa formellement la sorcellerie en Angleterre et rendit le procès d'Agnes Waterhouse possible. Il constitua le cadre juridique des persécutions anglaises pendant quarante ans.
Pamphlet relatant un second procès à Chelmsford, qui cite rétrospectivement l'affaire Agnes Waterhouse comme précédent. Témoigne de la pérennité de son cas dans la mémoire judiciaire anglaise.
Anecdotes
Agnes Waterhouse fut la première personne exécutée pour sorcellerie en vertu du Witchcraft Act de 1563, promulgué sous Élisabeth Ière. Ce procès à Chelmsford, dans le comté d'Essex, marqua un tournant dans la répression légale de la sorcellerie en Angleterre, introduisant pour la première fois une procédure judiciaire formelle documentée.
Lors de son procès, Agnes Waterhouse aurait avoué posséder un familier — un esprit maléfique prenant la forme d'un chat blanc nommé Satan — qu'elle aurait reçu de sa voisine Elizabeth Francis. On lui attribuait le pouvoir de nuire aux voisins, de tuer des bêtes et de provoquer des maladies par l'entremise de cet animal.
Sa fille Joan Waterhouse fut également arrêtée et jugée lors du même procès de Chelmsford en 1566. Accusée d'avoir envoyé le familier contre un enfant, Joan fut acquittée, ce qui contraste avec le sort de sa mère et illustre les incohérences des verdicts dans ces procès.
Agnes Waterhouse fut pendue le 29 juillet 1566 à Chelmsford. Elle est décrite dans les comptes-rendus de l'époque comme une femme âgée d'une soixantaine d'années, ce qui reflète la tendance des persécutions à cibler des femmes pauvres, âgées et socialement vulnérables.
Le procès de Chelmsford de 1566 fut rapidement imprimé et diffusé sous forme de pamphlet — The Examination and Confession of certaine Wytches — contribuant à forger dans l'opinion publique anglaise l'image de la sorcière telle qu'elle sera reprise pendant deux siècles de persécutions.
Sources primaires
Agnes Waterhouse of Hatfilde Peverell, of the age of lxiii yeres or there about [...] confessed that she had a whyte spotted Catte, and that she called it Sathan.
If any person or persons [...] use, practise, or exercise any Witchcrafte, Enchantment, Charme, or Sorcerie, whereby any person shall happen to be killed or destroyed, that then every such Offendor [...] shall suffer paines of deathe.
Agnes Waterhouse [...] confessed at the barre that shee had bin a Witche and used suche execrable Sorcerie this xviii yeares, and that she had sent the said Sathan to one Wardol of Braintree.

