Anna Pavlova
Anna Pavlova
1881 — 1931
Empire russe
Anna Pavlova (1881-1931) est une ballerine russe considérée comme l'une des plus grandes danseuses classiques de l'histoire. Formée à l'École impériale de ballet de Saint-Pétersbourg, elle conquit les scènes du monde entier et contribua à diffuser l'art du ballet classique à l'échelle internationale.
Citations célèbres
« "Tout ce que je suis, je le dois à l'art de la danse." »
« "Le succès dépend de l'effort." »
Faits marquants
- 1881 : Naissance à Saint-Pétersbourg dans une famille modeste
- 1899 : Diplômée de l'École impériale de ballet et intégration au Ballet Mariinsky
- 1907 : Création du solo La Mort du cygne, chorégraphié par Michel Fokine, qui devient son œuvre emblématique
- 1909 : Participation aux premières saisons des Ballets Russes de Serge de Diaghilev à Paris
- 1931 : Décès à La Haye lors d'une tournée, laissant un héritage mondial pour le ballet classique
Œuvres & réalisations
Solo chorégraphié par Michel Fokine sur la musique de Camille Saint-Saëns, ce numéro de deux minutes est l'œuvre la plus emblématique d'Anna Pavlova. Elle l'interpréta des milliers de fois et en fit le symbole universel de la fragilité et de la beauté éphémère.
L'un des grands ballets classiques du répertoire Mariinsky dans lequel Pavlova s'illustra très tôt. Son interprétation du rôle de Nikiya lui valut d'être remarquée comme future grande étoile du ballet russe.
Rôle-titre de ce ballet romantique du XIXe siècle, Giselle permit à Pavlova de démontrer à la fois sa virtuosité technique et son talent dramatique. Cette interprétation fut saluée par la critique internationale.
Ballet blanc de Fokine créé pour les Ballets Russes, dans lequel Pavlova fut l'une des interprètes lors des premières représentations parisiennes. Cette œuvre incarna l'esprit nouveau du ballet russe au tournant du XXe siècle.
Ballet comique et virtuose dans lequel Pavlova démontra sa capacité à incarner des personnages légers et espièges, montrant une facette de sa technique différente de ses rôles dramatiques habituels.
Véritable œuvre de sa vie, Pavlova dirigea sa propre compagnie de ballet pendant près de vingt ans, effectuant des tournées sur six continents. Cette mission de diffusion du ballet classique dans le monde entier constitue son legs le plus durable.
Anecdotes
Anna Pavlova était si mince et légère que ses pieds posaient des problèmes techniques inhabituels : ses arches étaient particulièrement hautes et ses orteils très longs. Pour danser avec plus d'aisance, elle demanda à son cordonnier de renforcer la pointe de ses chaussons avec du carton rigide, inventant ainsi une technique qui influença la fabrication des chaussons de pointe modernes.
En 1905, le chorégraphe Michel Fokine créa pour elle un solo d'à peine deux minutes, intitulé 'La Mort du cygne', sur la musique de Saint-Saëns. Ce numéro devint la pièce signature d'Anna Pavlova et elle l'interpréta des milliers de fois jusqu'à la fin de sa carrière, en faisant l'image la plus célèbre du ballet classique mondial.
Pavlova voyagea sur tous les continents avec sa propre compagnie de ballet, se produisant dans des villes où le ballet classique n'avait jamais été vu. En Inde, en Australie, en Amérique latine, elle initia des générations entières à la danse classique. On dit que c'est en voyant sa performance à Lima que la future danseuse Ana García décida de sa vocation.
Anna Pavlova vivait à Ivy House, une demeure au bord d'un lac à Hampstead (Londres), où elle élevait des cygnes. Elle s'était particulièrement attachée à l'un d'eux, qu'elle appelait Jack. Selon ses proches, observer ses cygnes l'aidait à perfectionner la grâce et le port de tête qu'elle mettait dans ses interprétations.
Quelques heures avant de mourir d'une pneumonie à La Haye en janvier 1931, Pavlova aurait demandé qu'on lui prépare son costume de cygne. Ses dernières paroles rapportées par ses proches furent : 'Préparez mon costume de cygne.' Elle mourut sans jamais avoir revu la Russie après son départ définitif en 1913.
Sources primaires
Since the age of eight, dancing has been my whole life. I have sacrificed everything to it — comfort, wealth, personal happiness.
Je ne peux pas m'arrêter de danser. Si je m'arrête, je cesserai de vivre.
Pavlova avait quelque chose d'unique : elle pouvait incarner une émotion avec une telle sincérité que le public oubliait qu'il regardait une technique — il voyait une âme.
Miss Pavlova's 'Dying Swan' is not a dance; it is a poem in motion. One leaves the theatre shaken, as if one had witnessed something sacred.
L'art du ballet doit être universel. Je veux que chaque enfant du monde puisse voir un ballet et comprendre ce que la beauté signifie.
Galerie
John Lavery - Anna Pavlova als sterbender Schwan, 1912
Wikimedia Commons, Public domain — John Lavery
Ballerine title QS:P1476,en:"Ballerine "label QS:Len,"Ballerine "
Wikimedia Commons, Public domain — Alice Pike Barney
Anna Pavlova portrait - Harper's Bazar 1913
Wikimedia Commons, Public domain — Unknown artistUnknown artist



