Compositeur italien (1797-1848), figure majeure du bel canto avec Bellini et Rossini. Il compose plus de 70 opéras, dont Lucia di Lammermoor (1835) et L'Elisir d'amore (1832).
Gaetano Donizetti(1797 — 1848)
Gaetano Donizetti
royaume de Lombardie-Vénétie
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 29 novembre 1797 à Bergame (Lombardie)
- Compose Lucia di Lammermoor en 1835, son chef-d'œuvre
- Compose L'Elisir d'amore en 1832, opéra comique célèbre
- Produit plus de 70 opéras en une trentaine d'années
- Décède le 8 avril 1848 à Bergame, après plusieurs années de maladie
Œuvres & réalisations
Premier grand succès international de Donizetti, créé à Milan. Cet opéra sur la vie d'Anne Boleyn révèle sa maîtrise du drame historique et le propulse au premier rang des compositeurs lyriques européens.
Chef-d'œuvre de l'opéra comique, composé en 14 jours, mêlant tendresse et humour avec une musique d'une rare mélodicité. L'aria 'Una furtiva lagrima' est l'une des mélodies les plus célèbres du répertoire lyrique mondial.
Opéra dramatique d'après Victor Hugo, créé à Milan. Il démontre la capacité de Donizetti à traiter des sujets sombres et passionnels avec une force expressive remarquable.
Chef-d'œuvre absolu du bel canto romantique, adapté du roman de Walter Scott. La scène de folie du troisième acte est l'une des pages les plus virtuoses et les plus émouvantes de tout le répertoire d'opéra.
Opéra-comique créé à l'Opéra-Comique de Paris, plein de vivacité et d'humour. L'air 'Ah ! mes amis' avec ses neuf contre-ut consécutifs est redouté de tous les ténors du monde entier.
Grand opéra en français créé à l'Opéra de Paris sur un livret romantique d'inspiration médiévale castillane. Il illustre l'adaptation réussie de Donizetti au style du grand opéra français.
Dernier grand chef-d'œuvre de Donizetti et sommet de l'opéra bouffe italien. Créé à Paris avec un quatuor de chanteurs d'exception, il clôture brillamment une carrière de plus de 70 opéras.
Anecdotes
Donizetti était réputé pour sa vitesse de composition exceptionnelle : en 1832, il compose L'Elisir d'amore en seulement 14 jours, pour remplacer in extremis un opéra qu'un autre compositeur n'avait pas pu livrer à temps. Le public milanais, d'abord sceptique, fut conquis dès la première représentation et acclama l'œuvre pendant des semaines.
Né en 1797 dans une cave humide du quartier pauvre de Bergame, car ses parents n'avaient pas les moyens de louer un logement en surface, Donizetti connut une enfance difficile. C'est le compositeur d'origine bavaroise Simon Mayr qui, reconnaissant son talent exceptionnel, prit en charge son éducation musicale et le fit entrer à l'école de musique de Bergame, changeant ainsi le cours de sa vie.
La première de Lucia di Lammermoor au Teatro San Carlo de Naples, le 26 septembre 1835, fut un triomphe retentissant. La soprano Fanny Tacchinardi-Persiani créa le rôle-titre avec une telle maîtrise que le public exigea le rappel de plusieurs airs ; les chroniqueurs de l'époque rapportèrent que la salle entière pleurait lors de la célèbre scène de folie.
Les dernières années de la vie de Donizetti furent tragiques : atteint d'une maladie neurologique grave (liée à la syphilis au stade tertiaire), il perdit progressivement la raison et fut interné en 1846 dans une maison de soins à Ivry-sur-Seine, près de Paris. Ses amis obtinrent finalement qu'il soit ramené dans sa ville natale de Bergame, où il mourut le 8 avril 1848, à l'âge de 50 ans.
Donizetti entretenait des relations complexes avec son grand rival Vincenzo Bellini : les deux compositeurs se disputaient la faveur du public et des théâtres, mais Donizetti fut sincèrement touché par la mort prématurée de Bellini en 1835. Il assista à ses funérailles à Paris et composa une cantate funèbre en son honneur, reconnaissant en lui l'un des plus grands génies lyriques de leur génération.
Sources primaires
J'ai terminé l'opéra en quatorze jours. Le librettiste a fait vite, moi aussi. Est-ce bon ? Je ne sais. Le public décidera. Mais je crois qu'il y a de la vie dans cette musique.
Je vous dois tout, cher maître. Sans votre bienveillance et votre enseignement, je n'aurais jamais pu prétendre à la carrière qui est aujourd'hui la mienne. Chaque note que j'écris porte l'empreinte de ce que vous m'avez appris.
M. Donizetti a su allier la vigueur dramatique à une mélodie d'une grâce infinie. Sa Lucia di Lammermoor surpasse tout ce que le genre lyrique a produit depuis bien des années ; la scène de folie est une page immortelle.
Je veux un opéra buffa dans la grande tradition napolitaine, avec des personnages vrais, des situations qui font rire mais aussi réfléchir. La comédie doit toucher le cœur autant que la tragédie.
Lieux clés
Ville natale et dernière demeure de Donizetti. C'est là qu'il naquit dans la pauvreté en 1797 et qu'il mourut en 1848 ; le Museo Donizettiano et sa maison natale y sont aujourd'hui ouverts au public.
L'une des plus grandes scènes lyriques d'Europe, où Donizetti créa plusieurs de ses chefs-d'œuvre, dont Lucia di Lammermoor en 1835. Il fut lié à ce théâtre pendant plus de quinze ans comme compositeur officiel.
Haut lieu de l'opéra italien à Paris, où Donizetti connut un immense succès auprès du public parisien à partir de 1838. La capitale française lui offrit une audience internationale et lui permit de diffuser son œuvre dans toute l'Europe.
La Scala fut le théâtre de ses premiers grands triomphes, dont Anna Bolena (1830) et L'Elisir d'amore (1832). Conquérir ce temple de l'opéra était alors le gage de la consécration pour tout compositeur lyrique.
À Vienne, où Donizetti fut nommé Maître de chapelle impérial en 1842, ce théâtre accueillit plusieurs de ses créations dont Linda di Chamounix. La ville impériale consacra sa renommée paneuropéenne.
Objets typiques

Instrument de travail quotidien du compositeur, avec lequel il noircissait des dizaines de pages de partitions. Donizetti écrivait à une vitesse prodigieuse, parfois plusieurs actes entiers en quelques jours.

Ancêtre du piano moderne, le fortepiano était l'outil indispensable du compositeur pour mettre au point ses mélodies et harmonies avant de les orchestrer. Donizetti en possédait un dans chacune de ses résidences principales.

Les manuscrits de Donizetti, conservés notamment au Museo Donizettiano de Bergame, témoignent de sa graphie musicale précise et rapide. Certaines partitions comportent des corrections et des ajouts de dernière minute effectués lors des répétitions.

Les costumes historiques ou mythologiques portés par les chanteurs étaient au cœur du spectacle lyrique. Donizetti s'intéressait de près aux productions visuelles de ses opéras et supervisait parfois les répétitions costumées.

Objet de rigueur dans les loges et le parterre des théâtres lyriques du XIXe siècle, le lorgnon permettait d'observer les chanteurs et les réactions du public. Donizetti l'utilisait en coulisses pour suivre les représentations depuis les loges.

Donizetti fut un épistolier prolixe, entretenant une correspondance nourrie avec ses librettistes, ses interprètes, ses éditeurs et ses amis. Ses lettres, rédigées dans un style vif et souvent ironique, constituent une source historique précieuse.
Programmes scolaires
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Vie quotidienne
Matin
Donizetti se levait tôt, souvent avant l'aube, pour composer dans le calme de la matinée. Installé à sa table de travail avec ses plumes, son encrier et du papier à musique, il pouvait noircir plusieurs pages de partition en quelques heures. Cette discipline matinale lui permettait d'atteindre la productivité extraordinaire qui étonnait ses contemporains.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux répétitions au théâtre, où Donizetti dirigeait chanteurs et orchestre depuis le pianoforte. Il devait souvent adapter des airs aux voix des interprètes disponibles, corriger les erreurs des copistes et négocier avec les directeurs de théâtre. Ces séances pouvaient durer plusieurs heures dans une atmosphère mêlant exigence artistique et tensions professionnelles.
Soir
Les soirs de représentation, Donizetti était présent dans la fosse d'orchestre ou dans les coulisses pour surveiller l'exécution de ses œuvres. En dehors des spectacles, les soirées se passaient dans les salons de l'aristocratie et de la bourgeoisie cultivée, où il était un invité recherché. Ces rencontres mondaines lui permettaient de tisser des relations avec les mécènes et les directeurs de théâtre.
Alimentation
Donizetti mangeait à l'italienne : pâtes, viandes en sauce, légumes du marché et fromages locaux formaient la base de ses repas quotidiens. À Naples, il appréciait la cuisine populaire du port ; à Paris, il fréquentait les restaurants du quartier de l'Opéra avec d'autres musiciens et artistes. Il buvait du vin avec modération, comme il était d'usage dans la société bourgeoise italienne de son époque.
Vêtements
Comme tout homme cultivé de la bourgeoisie romantique, Donizetti portait la redingote sombre, le gilet orné et la cravate nouée haut. Pour les premières et les événements officiels, il revêtait ses plus beaux habits, conscient de l'importance de son image dans les cercles aristocratiques et artistiques. Son style vestimentaire reflétait son ascension sociale depuis ses origines très modestes.
Habitat
Donizetti n'a jamais possédé de propriété, vivant dans des appartements loués au gré de ses engagements professionnels. À Naples, il occupait un logement confortable près du Teatro San Carlo ; à Paris, il s'installa dans le quartier animé des boulevards, proche des théâtres lyriques. Ses appartements contenaient toujours un pianoforte et une bibliothèque musicale, indispensables à son travail.






