Lope de Vega
Lope de Vega
1562 — 1635
Espagne
Lope de Vega (1562-1635) est le plus grand dramaturge du Siècle d'Or espagnol. Auteur prolifique, il a révolutionné le théâtre en brisant les règles classiques et en popularisant la « comedia nueva ». Il a également été poète lyrique et épique de premier plan.
Citations célèbres
« Lo que fue ayer fue, y es ya cuento vano. »
Faits marquants
- Né à Madrid en 1562, il connaît une vie tumultueuse marquée par de nombreuses aventures amoureuses.
- Il aurait écrit entre 800 et 1 800 pièces de théâtre, dont environ 400 nous sont parvenues.
- En 1609, il publie l'Arte nuevo de hacer comedias, manifeste théorique sur la réforme du théâtre espagnol.
- Il est ordonné prêtre en 1614 tout en continuant à écrire.
- Mort à Madrid en 1635, ses funérailles durent trois jours tant il était populaire.
Œuvres & réalisations
Drame en trois actes racontant la révolte d'un village entier contre un commandeur tyrannique. Considérée comme l'une des premières œuvres à mettre en scène la résistance collective d'un peuple contre l'oppression, elle est encore jouée et étudiée dans le monde entier.
Manifeste théorique en vers où Lope justifie sa rupture avec les règles aristotéliciennes du théâtre classique. Ce texte fondateur pose les bases de la comedia nueva espagnole et reste un document essentiel pour comprendre le théâtre baroque.
Comédie de mœurs et d'intrigue illustrant le thème de l'amour impossible entre une comtesse et son secrétaire. Son titre est passé en proverbe (« le chien du jardinier, qui ne mange pas et ne laisse pas manger ») et la pièce fut adaptée au cinéma en 1996.
Long poème épique en dix chants célébrant la mort du corsaire anglais Francis Drake, ennemi de l'Espagne. Lope y exprime un patriotisme fervent et une foi catholique profonde, dans la tradition des grandes épopées de la Renaissance.
Recueil de poèmes religieux composés après l'ordination de Lope et la mort de ses proches. Ces sonnets, empreints de repentir sincère et de ferveur mystique, comptent parmi les plus beaux de toute la poésie espagnole.
Roman dialogué autobiographique, inspiré de sa passion de jeunesse pour Elena Osorio. Œuvre crépusculaire d'une grande richesse psychologique, elle est considérée comme son testament littéraire et l'un des chefs-d'œuvre de la prose espagnole du XVIIe siècle.
Drame de l'honneur mettant en scène un laboureur qui tue le seigneur ayant séduit sa femme. Pièce emblématique du thème de l'honneur paysan dans le théâtre du Siècle d'Or, elle illustre la dignité du peuple face à l'arbitraire des puissants.
Anecdotes
Lope de Vega est l'un des auteurs les plus prolifiques de l'histoire de la littérature mondiale : on lui attribue plus de 1 800 pièces de théâtre, dont environ 400 nous sont parvenues. Ses contemporains eux-mêmes peinaient à croire qu'un seul homme pût produire une telle quantité d'œuvres de qualité.
À l'âge de cinq ans, Lope de Vega savait déjà lire le latin et l'espagnol. Enfant, il troquait ses jouets contre des livres de ses camarades plus âgés, et aurait même composé ses premiers vers avant de savoir écrire, les dictant à des amis.
En 1588, Lope de Vega s'embarqua à bord de l'Armada Invincible envoyée contre l'Angleterre. Pendant la traversée, il écrivit un long poème épique, La Dragontea, attaquant l'amiral anglais Francis Drake. La flotte fut dévastée par les tempêtes, mais Lope rentra sain et sauf et continua d'écrire sans relâche.
Lope mena une vie amoureuse tumultueuse : il fut banni de Madrid pour avoir diffusé des pamphlets diffamatoires contre sa maîtresse Elena Osorio et son père. Il enleva ensuite Isabel de Urbina qu'il épousa, fut exilé, combattit sur l'Armada, puis multiplia les liaisons. À la fin de sa vie, devenu prêtre, il continua pourtant ses amours clandestines, ce qui le plongea dans des tourments spirituels profonds.
Lope de Vega était si célèbre que l'expression « es de Lope » (c'est du Lope) était devenue en Espagne une formule populaire pour qualifier tout ce qui était excellent ou remarquable. Son enterrement en 1635 à Madrid rassembla une foule immense ; il fut pleuré comme une figure nationale.
Sources primaires
Como las paga el vulgo es justo hablarle en necio para darle gusto... Y cuando he de escribir una comedia, encierro los preceptos con seis llaves.
JUEZ: ¿Quién mató al Comendador? TODOS: Fuenteovejuna, señor. JUEZ: ¿Quién es Fuenteovejuna? TODOS: Todo el pueblo a una.
¿Qué tengo yo que mi amistad procuras? ¿Qué interés se te sigue, Jesús mío, que a mi puerta, cubierto de rocío, pasas las noches del invierno escuras?
Yo he pensado que tienen las ciudades sus fisonomías como los hombres; Madrid ha sido siempre para mí madre piadosa.
Galerie
De arte graphica. The art of painting
Wikimedia Commons, Public domain — Dufresnoy, Charles-Alphonse, 1611-1668 Dryden, John, 1631-1700 Graham, Richard, fl. 1680-1720. Short account of the
A hand-book of the history of the Spanish and French schools of painting
Wikimedia Commons, Public domain — Head, Edmund, Sir, 1805-1868 Kugler, Franz, 1808-1858
Portrait of Félix Lope de Vega y Carpio (by Juan van der Hamen y León)
Wikimedia Commons, Public domain — Juan van der Hamen
Estatuacaballero lou
Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — No machine-readable author provided. Lourdes Cardenal assumed (based on copyright claims).
Iglesia de Santa Catarina, Valencia, España, 2014-06-30, DD 143
Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Diego Delso


