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Tragēmata (douceurs de fin de repas et offrandes de fête)

Gastris — confiserie de miel, noix et sésame

OfferingEvocation🍯moyen40 min

Une confiserie en couches : noix et amandes liées au miel pris en caramel, prises entre deux nappes de graines de sésame et de pavot. Croquante, parfumée, dorée — l'ancêtre lointain du nougat et du baklava.

Tragēmata (douceurs de fin de repas et offrandes de fête)

Une confiserie en couches : noix et amandes liées au miel pris en caramel, prises entre deux nappes de graines de sésame et de pavot. Croquante, parfumée, dorée — l'ancêtre lointain du nougat et du baklava.

Aux jours de fête, quand Sainte-Sophie résonne des chants, on porte à table ces douceurs de miel et de noix. Écoute comme on les fait : on fait épaissir le miel sur le feu jusqu'à ce qu'il file, on y mêle les noix pilées et les amandes, puis on emprisonne le tout entre deux lits de sésame et de pavot. C'est ferme sous la dent, et long en bouche. Je jeûne le reste de l'année, certes — mais un don de Dieu comme le miel mérite qu'on le célèbre aux jours saints. Prends-en une part, et rends grâce avec moi.
Justinian
Ingredients
  • Mielune bonne part (liant et sucre)
  • Noixà proportion (garniture)
  • Amandesun peu (garniture)
  • Graines de sésameune part (couches croquantes)
  • Graines de pavotune part (couche aromatique)
  • Poivreune pincée (note chaude (facultatif))
How it was made : La gastris est décrite dès l'Antiquité grecque (Athénée) comme une superposition de fruits secs et de graines liés au miel, sans sucre ni pâte feuilletée — encore inconnus à Byzance. Ces douceurs, les tragēmata, closaient les repas et accompagnaient les fêtes religieuses, où le miel symbolisait l'abondance offerte par Dieu.
Sources : Athénée de Naucratis, Les Deipnosophistes, livre XIV (gastris) · Andrew Dalby, Flavours of Byzantium (Prospect Books, 2003)