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Picoteo de orilla (en-cas du bord de mer, mangé sur le port)

Erizos frescos a la caleta (oursins au pebre vert)

Street foodReconstruction🍄 facile15 min

Des langues d'oursin orangées, à peine relevées d'un pebre vif (oignon, coriandre, ají, citron) et d'un trait d'huile. On les mange à la cuillère, debout, face à l'océan.

Picoteo de orilla (en-cas du bord de mer, mangé sur le port)

Des langues d'oursin orangées, à peine relevées d'un pebre vif (oignon, coriandre, ají, citron) et d'un trait d'huile. On les mange à la cuillère, debout, face à l'océan.

Écoute-moi bien : il faut t'accroupir sur les rochers de la caleta, là où les pêcheurs ouvrent les oursins d'un coup de couteau. Dedans, ces langues couleur de soleil ont le goût de tout l'océan Pacifique d'un seul coup. Je ne leur mets presque rien — un peu d'oignon haché trempé dans le citron, de la coriandre, une goutte d'ají — et je les avale crus, debout, le vent salé en plein visage. C'est mon entrée en matière avec la mer, et aucune fourchette de palais ne vaudra jamais ça.
Pablo Neruda
Ingredients
  • Oursins frais ouvertsune douzaine (produit unique)
  • Oignonun petit (aliño cru)
  • Coriandrequelques brins (fraîcheur)
  • Ají (piment frais)un peu (piquant)
  • Citronun (acidité)
How it was made : Sur les caletas chiliennes, les oursins se mangeaient crus à même la coquille, à peine citronnés ; ce « picoteo » de pêcheurs n'était pas un plat de restaurant mais un geste du quotidien maritime.
Sources : Pablo Neruda, Confieso que he vivido (mémoires posthumes, 1974)