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Boisson de fin de repas et de travail (le café qui clôt la table bourgeoise)

Le café noir du veilleur

DrinkEvocationfacile5 min

Un café noir, fort et sans sucre ou à peine sucré, tel qu'on le servait dans les intérieurs bourgeois et les cafés littéraires de Paris au XIXe siècle. Robuste, amer, fait pour tenir éveillé l'esprit qui travaille.

Boisson de fin de repas et de travail (le café qui clôt la table bourgeoise)

Un café noir, fort et sans sucre ou à peine sucré, tel qu'on le servait dans les intérieurs bourgeois et les cafés littéraires de Paris au XIXe siècle. Robuste, amer, fait pour tenir éveillé l'esprit qui travaille.

Approchez, et ne craignez point l'amertume : c'est elle qui réveille l'âme. Quand la ville dort et que la chandelle vacille, je me tiens debout devant mon pupitre, et ce breuvage noir est mon seul compagnon. On le veut sombre comme l'encre, brûlant, à peine adouci d'un grain de sucre — car le sucre est pour les enfants, et la nuit est pour les ouvrages. Buvez-en, et vous verrez le jour se lever sur une page achevée.
Victor Hugo
Ingredients
  • Café en grains torréfiésune bonne poignée (base, à moudre fraîchement)
  • Eau de sourceun grand bol (infusion)
  • Sucreun grain, facultatif (adoucir à peine)
How it was made : Au XIXe siècle, on préparait souvent le café à la « cafetière de Belloy » (cafetière à filtre, ancêtre de nos méthodes douces) ou par décoction. Le café était devenu une institution parisienne : les cafés littéraires bourdonnaient d'écrivains, de journalistes et de débats politiques. Boisson coloniale d'abord coûteuse, il s'était largement répandu dans la bourgeoisie.