La carte de Al-Biruni
Le pain-socle du sofreh (nan)

Nan-e samanide au lait fermenté

QuotidienReconstitution🧂 🫙facile2 h (dont 1 h 30 de repos)

Un pain plat moelleux et légèrement acidulé, doré et cloqué, parfumé aux graines de nigelle. C'est le pain de tous les jours, qu'on rompt pour saisir le reste du repas.

Le pain-socle du sofreh (nan)

Un pain plat moelleux et légèrement acidulé, doré et cloqué, parfumé aux graines de nigelle. C'est le pain de tous les jours, qu'on rompt pour saisir le reste du repas.

Vois, étranger : avant de tracer la moindre table astronomique, l'homme doit rompre son pain. Au Khwarezm nous pétrissions la farine avec le lait suri de la veille — rien ne se perd chez qui sait observer la marche des choses. La pâte repose le temps d'une prière, puis on la plaque contre le flanc brûlant du four de terre ; elle gonfle, se pique de cloques et de grains noirs comme un ciel d'étoiles. Mange-le tiède, et que la simplicité de ce pain te rappelle que les plus grandes sciences naissent d'un ventre apaisé.
Al-Biruni
Ingrédients
  • Farine de bléune grande jatte (base)
  • Lait fermenté (sorte de kéfir)de quoi assouplir la pâte (levain naturel et moelleux)
  • Levain de la fournée précédenteune poignée (fermentation)
  • Selune pincée (assaisonnement)
  • Graines de nigelleà parsemer (parfum)
Comment on faisait : Le pain (nan) était cuit dans un tandûr, four en argile chauffé au bois, contre les parois duquel on plaquait les galettes. La farine était souvent grossière et le pain de la veille, séché, se trempait dans le bouillon. Le lait fermenté servait couramment de liquide de pétrissage en Asie centrale.