La carte de Andrea del Verrocchio
Dolce povero / en-cas d'atelier (douceur humble grignotée sur le pouce)

Castagnaccio (galette de farine de châtaigne)

Street foodDocumentée🍯 ☕facile45 min

Une galette plate et dense de farine de châtaigne, à peine sucrée naturellement, parsemée de pignons, de raisins secs et de romarin. Le contraste entre la douceur de la châtaigne et l'amertume du romarin et des noix en fait une douceur rustique très typée.

Dolce povero / en-cas d'atelier (douceur humble grignotée sur le pouce)

Une galette plate et dense de farine de châtaigne, à peine sucrée naturellement, parsemée de pignons, de raisins secs et de romarin. Le contraste entre la douceur de la châtaigne et l'amertume du romarin et des noix en fait une douceur rustique très typée.

Voilà la friandise du pauvre, et pourtant je l'aimais autant que les confetti des riches. Point besoin de four de maître : un peu de farine de châtaigne délayée à l'eau, de l'huile, une pincée de pignons et de raisins de Corinthe, et du romarin par-dessus pour piquer la langue. On l'étalait mince comme une feuille d'or battue, et on la cuisait jusqu'à ce qu'elle craquelle comme un vieil enduit. Froide, on la glissait dans la besace : de quoi tromper la faim sans quitter l'établi.
Andrea del Verrocchio
Ingrédients
  • Farine de châtaigneselon la fournée (base sucrée naturelle)
  • Eaupour délayer (liquide)
  • Huile d'oliveun filet (gras)
  • Pignons de pinune poignée (garniture)
  • Raisins secsune poignée (douceur)
  • Romarinquelques brins (parfum amer)
  • Selune pincée (équilibre)
Comment on faisait : La châtaigne fut pendant des siècles « l'arbre à pain » des montagnes toscanes : sa farine permettait de nourrir le peuple les années de mauvaise récolte de blé. Le castagnaccio est l'une des préparations sucrées les plus anciennes attestées de Toscane, et un dérivé est déjà mentionné au XVIe siècle (parfois attribué à un certain Pilade de Lucques). Naturellement sans œuf ni sucre ajouté.
Sources : Tradition toscane de la farina di castagne · Ortensio Lando, Commentario delle più notabili e mostruose cose d'Italia (1548), mention d'une galette de châtaigne