La carte de Antonín Dvořák
polévka (la soupe qui ouvre l'oběd)

Zelňačka — soupe au chou aigre et carvi

QuotidienDocumentée🫙 🍋 🧂facile40 min

Une soupe paysanne où le jus de choucroute donne l'acidité, le lard la rondeur et le carvi le parfum. Épaissie d'un peu de farine roussie, parsemée de pommes de terre, elle tient au corps un jour d'hiver bohémien.

polévka (la soupe qui ouvre l'oběd)

Une soupe paysanne où le jus de choucroute donne l'acidité, le lard la rondeur et le carvi le parfum. Épaissie d'un peu de farine roussie, parsemée de pommes de terre, elle tient au corps un jour d'hiver bohémien.

Chez nous, à Nelahozeves, on ne jetait rien : le chou qu'on avait mis à aigrir dans le tonneau de la cave faisait la soupe de tous les jours. Ma mère la rendait blonde avec une cuillerée de farine roussie dans le saindoux, et toujours, toujours, une pincée de kmín — sans le carvi, ce n'est pas une soupe de Bohême, croyez-moi. On y trempait le pain rassis, et l'on était content. Je vous le dis franchement : aucune table de New York ne m'a jamais réchauffé comme ce bol-là.
Antonín Dvořák
Ingrédients
  • Chou fermenté (zelí) avec son jusdeux bonnes poignées (base acide et fermentée)
  • Saindouxune cuillerée (matière grasse de cuisson)
  • Farine de fromentun peu (liaison (roux blond))
  • Oignonun (aromate)
  • Carvi (kmín)une pincée (épice signature)
  • Pommes de terrequelques-unes (féculent)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Dans chaque maison de Bohême, le chou récolté à l'automne était salé et tassé dans un tonneau de cave où il fermentait tout l'hiver, fournissant vitamines et acidité quand les légumes frais manquaient. La soupe en était l'usage le plus quotidien ; le roux à la farine et le carvi sont des constantes de la cuisine tchèque populaire du XIXe siècle.