Pen mayi — pain de maïs des Gede
Un pain dense et légèrement sucré à base de farine de maïs, parfumé à la cannelle et au lait de coco. Réconfortant, populaire, exactement le genre de mets qu'on partage avec les morts comme avec les vivants.
Un pain dense et légèrement sucré à base de farine de maïs, parfumé à la cannelle et au lait de coco. Réconfortant, populaire, exactement le genre de mets qu'on partage avec les morts comme avec les vivants.
Ah, le pen mayi ! C'est le pain des pauvres et c'est pour ça qu'il est à moi — moi qui prends le roi comme le mendiant le jour venu. Coupe-m'en une bonne tranche bien jaune, pose-la sur ma table près du rhum, et n'oublie pas la cannelle, j'aime ce qui sent fort. Tu en mangeras une part toi aussi, vivant : c'est ma façon de te dire que la mort n'est pas si triste qu'on le raconte.
- •Farine de maïs — deux bols (base du pain)
- •Lait de coco — selon la pâte (liant moelleux)
- •Sucre de canne brut (rapadou) — à goût (douceur)
- •Cannelle et muscade — une pincée (parfum chaud)
- •Sel — une pincée (équilibre)
Pen mayi — pain de maïs des Gede
Un pain dense et légèrement sucré à base de farine de maïs, parfumé à la cannelle et au lait de coco. Réconfortant, populaire, exactement le genre de mets qu'on partage avec les morts comme avec les vivants.
Pourquoi ce plat ? Le pain de maïs fait partie des mets simples qu'on dépose pour le Baron et sa famille Gede : une nourriture du peuple, de la terre, parfaite pour des esprits nés dans les campagnes haïtiennes.
Ah, le pen mayi ! C'est le pain des pauvres et c'est pour ça qu'il est à moi — moi qui prends le roi comme le mendiant le jour venu. Coupe-m'en une bonne tranche bien jaune, pose-la sur ma table près du rhum, et n'oublie pas la cannelle, j'aime ce qui sent fort. Tu en mangeras une part toi aussi, vivant : c'est ma façon de te dire que la mort n'est pas si triste qu'on le raconte.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de maïs — deux bols (base du pain)
- Lait de coco — selon la pâte (liant moelleux)
- Sucre de canne brut (rapadou) — à goût (douceur)
- Cannelle et muscade — une pincée (parfum chaud)
- Sel — une pincée (équilibre)
Ingrédients
- Farine de maïs fine (polenta fine ou cornmeal) — 250 g (base)
- Farine de blé — 100 g (tenue)
- Lait de coco — 300 ml (moelleux et parfum)
- Sucre roux — 120 g (douceur)
- Œufs — 2 (liant)
- Levure chimique — 1 sachet (levée)
- Cannelle + muscade — 1 cuil. à café au total (parfum)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
Préparation
- Mélanger les ingrédients secs (farines, sucre, levure, épices, sel).
- Ajouter le lait de coco et les œufs, fouetter jusqu'à une pâte épaisse et lisse.
- Verser dans un moule beurré.
- Cuire à 180 °C environ 35-40 min, jusqu'à ce qu'une lame ressorte sèche.
- Laisser tiédir, démouler et trancher épais.
Comment on faisait : Le maïs, cultivé dans les Antilles après 1492, est devenu un socle de la cuisine paysanne haïtienne. Les pains et bouillies de maïs sucrés au rapadou et parfumés au coco sont typiques de la cuisine populaire dont s'inspirent les offrandes Gede.
Le twist contemporain : Saupoudrer le pain refroidi de sucre glace formant une petite croix sur le dessus, clin d'œil à la croix du Baron.
Sources : Mona Cassion Destiné, La Cuisine de chez nous: Haitian Cuisine (1998)
Baron Samedi · Charactorium