Bobby Fischer est un joueur d'échecs américain, considéré comme l'un des plus grands de l'histoire. En 1972, il devint champion du monde en battant le Soviétique Boris Spassky, mettant fin à des décennies de domination soviétique sur le jeu.
Bobby Fischer(1943 — 2008)
Bobby Fischer
États-Unis, Islande
5 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je ne crois pas en la psychologie, je crois aux bons coups.»
Faits marquants
- Né en 1943 à Chicago, mort en 2008 à Reykjavik (Islande)
- Plus jeune grand maître international de l'histoire à l'époque (1958, à 15 ans)
- Champion des États-Unis à 14 ans lors de la saison 1957-1958
- Remporte le championnat du monde d'échecs en 1972 face à Boris Spassky à Reykjavik (« match du siècle »)
- Perd son titre en 1975 par forfait, faute d'accord sur les conditions du match
Œuvres & réalisations
Partie d'anthologie jouée à 13 ans, célèbre pour un spectaculaire sacrifice de dame.
Manuel pédagogique devenu un best-seller mondial pour apprendre les échecs.
Recueil de parties commentées, considéré comme un classique de la littérature échiquéenne.
Victoire de 11 sur 11, exploit jamais reproduit dans ce tournoi.
Premier Américain à devenir champion du monde, mettant fin à la domination soviétique.
Système de cadence ajoutant du temps après chaque coup, breveté par Fischer et aujourd'hui standard.
Variante des échecs où la position de départ est tirée au hasard, pour réduire le poids de la théorie apprise.
Anecdotes
En 1958, à seulement 15 ans, Bobby Fischer devint le plus jeune Grand Maître international de l'histoire de l'époque. Personne d'aussi jeune n'avait encore atteint ce titre, ce qui fit immédiatement de lui une star mondiale des échecs.
Lors du « Match du siècle » à Reykjavik en 1972, Fischer faillit ne jamais jouer : il arriva en retard, refusa la première partie et exigea des changements de salle et de caméras. Henry Kissinger lui téléphona en personne pour le convaincre de représenter les États-Unis face à l'URSS.
À 13 ans, Fischer joua une partie restée célèbre sous le nom de « la Partie du siècle » contre Donald Byrne, où il sacrifia sa dame pour construire une combinaison étincelante. Cette victoire d'un adolescent fit le tour du monde des échecs.
Au championnat américain de 1963-1964, Fischer réalisa un exploit jamais égalé : il gagna les 11 parties du tournoi, un score parfait de 11 sur 11 contre les meilleurs joueurs du pays.
Après son titre de 1972, Fischer disparut presque totalement de la scène publique pendant vingt ans. Il refusa de défendre son titre en 1975 et ne rejoua une partie officielle qu'en 1992, contre Spassky de nouveau.
Sources primaires
Recueil commenté par Fischer lui-même de soixante de ses parties, où il analyse ses choix stratégiques avec une honnêteté inhabituelle, reconnaissant aussi ses erreurs.
Manuel d'apprentissage par la méthode des questions-réponses, devenu l'un des livres d'échecs les plus vendus de l'histoire.
La presse américaine présenta le duel comme un affrontement symbolique entre l'Ouest et l'Est en pleine Guerre froide.
Lieux clés
Ville de naissance de Bobby Fischer en 1943.
Quartier où Fischer grandit et s'imposa très jeune dans les clubs d'échecs new-yorkais.
Lieu du match du championnat du monde 1972 contre Spassky, puis ville où Fischer se réfugia et mourut en 2008.
Site du match revanche contre Spassky en 1992, organisé malgré l'embargo international.
Ville du match des candidats de 1971 où Fischer battit Tigran Petrossian pour gagner le droit de défier le champion du monde.
Objets typiques

Plateau de 64 cases noires et blanches sur lequel se déroule la partie. C'est l'espace de jeu où Fischer exprimait son génie stratégique.

Jeu de 32 pièces standardisées utilisées en compétition officielle. Le roi, la dame, les tours, fous, cavaliers et pions sont les outils du combat sur l'échiquier.

Double horloge qui mesure le temps de réflexion de chaque joueur. En compétition, gérer son temps est aussi crucial que choisir le bon coup.

Document sur lequel chaque joueur note ses coups en notation algébrique. Elle permet de rejouer et d'analyser la partie après coup.

Recueils analysant les débuts de partie et les variantes. Fischer les étudiait sans relâche et donna même son nom à une variante célèbre.
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Vie quotidienne
Matin
Dès son adolescence, Fischer consacrait ses matinées à l'étude des échecs : il analysait des parties dans des revues soviétiques qu'il apprit à lire en russe. Le jeu occupait l'essentiel de ses journées au détriment de tout le reste.
Après-midi
L'après-midi, il s'entraînait seul ou affrontait des adversaires dans les clubs d'échecs de New York. Il pouvait passer des heures à étudier une seule position ou une variante d'ouverture.
Soir
Le soir, lors des tournois, se jouaient les parties officielles qui pouvaient durer cinq heures ou plus. En dehors des compétitions, Fischer menait une vie de plus en plus solitaire et retirée.
Alimentation
Soucieux de sa forme physique pour soutenir la concentration intense des parties, Fischer surveillait son alimentation et pratiquait le tennis et la natation. Il considérait la condition physique comme essentielle à la performance échiquéenne.
Vêtements
Pour ses matchs importants, Fischer portait des costumes sur mesure, soignant son apparence publique. En privé, surtout dans ses dernières années, il adopta une mise beaucoup plus négligée.
Habitat
Après une enfance modeste à Brooklyn, Fischer mena une vie de nomade, logeant à l'hôtel ou chez des connaissances. Il finit par s'installer à Reykjavik, en Islande, pays qui lui offrit l'asile.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
La « Partie du siècle » contre Donald Byrne
1956
Bobby Fischer Teaches Chess
1966
My 60 Memorable Games
1969
Score parfait au championnat des États-Unis
1963
Titre de champion du monde face à Spassky
1972
Invention de l'horloge à incrément Fischer
1988
Promotion du Fischerandom (échecs 960)
1996






