Clémence de Bourges(1530 — 1557)
Clémence de Bourges
France
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Clémence de Bourges est une jeune femme lyonnaise de la Renaissance, restée célèbre comme la dédicataire des Œuvres de la poétesse Louise Labé en 1555. Issue d'une famille noble de Lyon, elle incarne la figure de la jeune femme cultivée à qui Labé adresse son appel à l'éducation des femmes.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Dédicataire de l'épître liminaire des Œuvres de Louise Labé publiées à Lyon en 1555
- Membre d'une famille noble de Lyon au XVIe siècle
- Figure de la jeune femme cultivée du foyer humaniste lyonnais à laquelle Labé adresse son plaidoyer pour l'instruction des femmes
Œuvres & réalisations
Clémence de Bourges est la destinataire de l'épître liminaire de Louise Labé, ce qui a fixé son nom dans l'histoire littéraire de la Renaissance.
C'est en s'adressant à elle que Labé formule son célèbre plaidoyer pour que les femmes accèdent aux « sciences et disciplines ».
Réputée pour son éducation et ses talents de musicienne, elle incarne l'idéal de la demoiselle humaniste de Lyon.
Son nom est régulièrement évoqué par les historiens de la littérature comme symbole du cercle des femmes lettrées de Lyon.
Anecdotes
En 1555, la poétesse lyonnaise Louise Labé fit publier ses Œuvres en les dédiant à Clémence de Bourges, alors toute jeune femme. Dans cette dédicace, Labé l'encourageait à cultiver son esprit et à ne pas laisser aux seuls hommes le privilège du savoir et de l'écriture.
Clémence de Bourges était réputée pour ses talents de musicienne et son éducation soignée, typique des jeunes filles de la noblesse lyonnaise frottées à l'humanisme. Lyon était alors l'une des grandes capitales culturelles de l'Europe, riche d'imprimeurs et de poètes.
La célèbre épître que Louise Labé lui adresse contient l'un des plus vibrants appels à l'éducation des femmes de la Renaissance : Labé invite les femmes à élever leur esprit par l'étude plutôt que par les seules parures et bijoux.
Clémence de Bourges mourut très jeune, vers 1561 selon plusieurs sources, ce qui explique le peu de traces documentaires laissées par cette figure devenue surtout célèbre grâce à la dédicace de Labé.
La tradition lyonnaise a longtemps associé Clémence de Bourges au cercle des femmes lettrées de Lyon, même si l'essentiel de ce que l'on sait d'elle nous vient du regard que Louise Labé a porté sur elle.
Sources primaires
Estant le tems venu, Mademoiselle, que les severes loix des hommes n'emp眛chent plus les femmes de s'appliquer aux sciences et disciplines, il me semble que celles qui ont la commodité, doivent employer cette honneste liberté que notre sexe ha autrefois tant desiré, à icelles aprendre.
Et si quelcune parvient en tel degré que de pouvoir mettre ses concepcions par escrit, le faire songneusement et non dédaigner la gloire, et s'en parer plustost que de chaines, anneaus et somptueus habits.
Euvres de Louïze Labé Lionnoize. À Lion, par Jean de Tournes. M.D.LV. Avec privilege du Roy.
Lieux clés
Grande ville marchande et capitale culturelle de la Renaissance française, foyer humaniste où vécut Clémence de Bourges. Centre majeur de l'imprimerie et de la poésie.
Imprimerie lyonnaise réputée qui publia en 1555 les Œuvres de Louise Labé dédiées à Clémence de Bourges. Haut lieu du livre humaniste.
Ensemble de demeures nobles et bourgeoises où vivaient les familles cultivées de la ville au XVIe siècle. Cadre de vie des demoiselles comme Clémence.
Cœur de la vie publique lyonnaise, théâtre des fêtes et entrées royales, comme celle d'Henri II en 1548. Lieu emblématique de la ville à la Renaissance.
