Elisabeth Burgos
Elisabeth Burgos-Debray
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Anthropologue et ethnologue franco-vénézuélienne. En 1982, elle recueille à Paris le témoignage de la militante guatémaltèque Rigoberta Menchú, donnant naissance au livre « Moi, Rigoberta Menchú », ouvrage majeur de la littérature testimoniale latino-américaine.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1941 au Venezuela, elle mène une carrière d'anthropologue entre l'Amérique latine et l'Europe.
- En 1982, elle enregistre et met en forme à Paris le récit de Rigoberta Menchú.
- Publication en 1983 de « Me llamo Rigoberta Menchú y así me nació la conciencia », traduit en français sous le titre « Moi, Rigoberta Menchú ».
- L'ouvrage contribue à la notoriété internationale de Rigoberta Menchú, future prix Nobel de la paix en 1992.
- Le livre devient une référence du genre testimonial et alimente les débats sur l'authenticité du témoignage ethnographique.
Œuvres & réalisations
Livre-témoignage recueilli et mis en forme par Elisabeth Burgos-Debray ; œuvre fondatrice du testimonio latino-américain traduite dans le monde entier.
Édition originale en espagnol du témoignage, publiée à Barcelone, qui révéla la cause des indigènes mayas à un large public.
Ensemble de recherches consacrées aux cultures et aux luttes du continent latino-américain, qui nourrirent son approche du témoignage.
Engagement institutionnel et intellectuel au service de la diffusion des cultures latino-américaines en France.
Anecdotes
En janvier 1982, Elisabeth Burgos-Debray reçoit chez elle, à Paris, une jeune militante guatémaltèque encore inconnue : Rigoberta Menchú. Pendant une semaine, elle enregistre des heures de récit sur un magnétophone, puis transcrit et organise ce flot de paroles pour en faire un livre.
Elisabeth Burgos-Debray fut l'épouse de l'intellectuel français Régis Debray, compagnon de route de Che Guevara en Bolivie. Ce mariage la plaça au cœur des réseaux révolutionnaires latino-américains qui transitaient par Paris dans les années 1960-1970.
Dix ans après la parution du livre, en 1992, Rigoberta Menchú reçut le prix Nobel de la paix. Le témoignage recueilli par Elisabeth Burgos-Debray avait fait connaître au monde entier le sort des indigènes mayas du Guatemala.
En 1999, l'anthropologue américain David Stoll contesta l'exactitude de certains épisodes du récit, déclenchant une vive polémique internationale sur la frontière entre témoignage, mémoire et vérité historique. Le livre d'Elisabeth Burgos-Debray devint alors un cas d'école étudié dans les universités.
Le titre original espagnol du livre, « Me llamo Rigoberta Menchú y así me nació la conciencia » (« Je m'appelle Rigoberta Menchú et ainsi est née ma conscience »), insiste sur la prise de conscience politique, alors que le titre français retenu, plus court, met en avant le nom de la militante.
Sources primaires
Ce livre est le récit de la vie de Rigoberta Menchú. Pendant une semaine, je l'ai reçue chez moi, à Paris ; je l'ai écoutée, enregistrée, puis j'ai transcrit et ordonné ses paroles.
Me llamo Rigoberta Menchú. Tengo veintitrés años. Quisiera dar este testimonio vivo que no he aprendido en un libro y que tampoco he aprendido sola.
J'ai voulu laisser parler Rigoberta, effacer ma propre présence pour que sa voix, et celle de tout un peuple, puisse être entendue.
Lieux clés
Région d'Amérique latine où naît Elisabeth Burgos, point de départ de son intérêt pour les cultures du continent.
Ville où Elisabeth Burgos-Debray vécut et travailla, et où elle recueillit le témoignage de Rigoberta Menchú en 1982.
Terre d'origine de Rigoberta Menchú, au cœur des communautés mayas dont le récit décrit les souffrances. Lieu central du témoignage recueilli.
Foyer de la révolution latino-américaine qu'Elisabeth Burgos fréquenta dans sa jeunesse militante, au contact des réseaux révolutionnaires.
