Pain blanc d'amidonnier de la maison de Putiphar
Un pain dense et doré d'épeautre amidonnier (l'ancêtre du blé égyptien), légèrement salé et relevé d'un soupçon de coriandre, cuit en moule de terre. Le pain quotidien de l'élite, base de tout repas et de toute offrande.
Un pain dense et doré d'épeautre amidonnier (l'ancêtre du blé égyptien), légèrement salé et relevé d'un soupçon de coriandre, cuit en moule de terre. Le pain quotidien de l'élite, base de tout repas et de toute offrande.
Approche, étranger, et regarde ce que pétrissent mes servantes avant que le soleil ne soit haut. Le grain est broyé, vanné, blutté jusqu'à ce que la farine soit blanche comme le lin de ma robe — point de son ni de poussière de meule sous la dent des miens. On chauffe le moule de terre au feu, on y coule la pâte, et le pain monte plein et tendre. Que les serfs mâchent leur galette d'orge : sur la table d'une maison comme la mienne, le pain doit être digne d'être posé devant les dieux.
- •Farine d'amidonnier (blé égyptien) finement blutée — une grande jatte (base)
- •Levain de pâte aigrie de la veille — une poignée (fermentation)
- •Eau du Nil tiède — à consistance (liaison)
- •Sel de la mer — une pincée (assaisonnement)
- •Graines de coriandre écrasées — quelques-unes (parfum)
Pain blanc d'amidonnier de la maison de Putiphar
Un pain dense et doré d'épeautre amidonnier (l'ancêtre du blé égyptien), légèrement salé et relevé d'un soupçon de coriandre, cuit en moule de terre. Le pain quotidien de l'élite, base de tout repas et de toute offrande.
Pourquoi ce plat ? Maîtresse d'une grande maison égyptienne, elle dispose du pain blanc le plus fin, pétri par les serviteurs dans des moules chauffés. C'est ce pain de qualité supérieure, réservé aux gens de rang, qui marquait chaque jour sa table — bien loin de la galette grossière des champs.
Approche, étranger, et regarde ce que pétrissent mes servantes avant que le soleil ne soit haut. Le grain est broyé, vanné, blutté jusqu'à ce que la farine soit blanche comme le lin de ma robe — point de son ni de poussière de meule sous la dent des miens. On chauffe le moule de terre au feu, on y coule la pâte, et le pain monte plein et tendre. Que les serfs mâchent leur galette d'orge : sur la table d'une maison comme la mienne, le pain doit être digne d'être posé devant les dieux.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'amidonnier (blé égyptien) finement blutée — une grande jatte (base)
- Levain de pâte aigrie de la veille — une poignée (fermentation)
- Eau du Nil tiède — à consistance (liaison)
- Sel de la mer — une pincée (assaisonnement)
- Graines de coriandre écrasées — quelques-unes (parfum)
Ingrédients
- Farine de petit épeautre (ou farine d'épeautre) — 500 g (base)
- Levain naturel actif (ou 7 g de levure sèche) — 100 g (fermentation)
- Eau tiède — 300 ml environ (liaison)
- Sel fin — 1 c. à café (assaisonnement)
- Graines de coriandre concassées — 1 c. à café (parfum)
Préparation
- Mélanger la farine, le sel et la coriandre, puis incorporer le levain et l'eau pour former une pâte souple.
- Pétrir 10 minutes jusqu'à ce qu'elle soit lisse, couvrir d'un linge humide et laisser lever 3 à 4 heures.
- Rabattre la pâte, la mouler dans un petit moule en terre cuite ou en fonte huilé, laisser pousser encore 1 heure.
- Cuire à four chaud (220 °C) 30 à 35 minutes jusqu'à ce que la croûte sonne creux.
- Laisser tiédir et rompre le pain à la main, à la manière égyptienne.
Comment on faisait : Les Égyptiens cuisaient le pain dans des moules coniques (bedja) préchauffés ou directement sous la cendre. Le blé amidonnier (Triticum dicoccum) et l'orge étaient les céréales reines ; la finesse du blutage distinguait le pain des riches de celui du peuple. Le pain servait aussi de monnaie et d'offrande funéraire.
Le twist contemporain : Dressé en pain rond fendu d'un trait, badigeonné d'eau de fleur d'oranger et saupoudré de coriandre torréfiée, façon « pain des pharaons » de boulangerie d'auteur.
Femme de Putiphar · Charactorium