Biographie

Fernand Raynaud (1926-1973) fut l'un des humoristes français les plus populaires des Trente Glorieuses. Pionnier du one-man-show à la française, il a marqué la radio, la télévision et le music-hall avec ses sketches devenus des classiques du rire populaire.

Fernand Raynaud(1926 — 1973)

Fernand Raynaud

France

5 min de lecture

SpectacleCultureHumoristeActeur/triceXXe siècleFrance des Trente Glorieuses (1945-1973), essor de la radio, de la télévision et du music-hall dans une société de consommation naissante.

Questions fréquentes

Fernand Raynaud (1926-1973) fut l'un des humoristes les plus populaires des Trente Glorieuses. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a inventé un style de spectacle où un seul artiste tient la scène, mêlant sketches, monologues et personnages. Avant lui, l'humour passait surtout par des duos ou des revues. Il a imposé le one-man-show à la française, jouant dans les plus grands music-halls comme l'Olympia et à la télévision naissante. Moins un simple comique qu'un véritable homme de scène, il a marqué l'histoire du rire populaire.

Citations célèbres

« Le 22 à Asnières»
« Ça eut payé, mais ça paye plus»
« Y a comme un défaut»

Faits marquants

  • Né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand dans un milieu modeste
  • Perce dans les cabarets parisiens au début des années 1950 et devient une vedette du music-hall
  • Popularise le sketch « Le 22 à Asnières », satire des lenteurs du téléphone, dans les années 1950-1960
  • Crée des figures et répliques cultes comme « Ça eut payé » et le « fût du canon »
  • Meurt le 28 septembre 1973 dans un accident de voiture près de Toulouse, à 47 ans

Œuvres & réalisations

Le 22 à Asnières (années 1950)

Sketch culte sur les défaillances du téléphone, dont le titre est devenu une expression proverbiale française.

Ça eut payé (années 1950-1960)

Monologue d'un paysan nostalgique dont la formule est passée dans le langage courant.

Bourreau d'enfants (années 1950)

Sketch tendre mettant en scène un personnage naïf, l'un de ses plus aimés du public.

Le fût du canon (années 1960)

Sketch comique jouant sur les quiproquos et les répétitions absurdes, typique de son style.

Les Croissants (années 1960)

Sketch fondé sur la répétition et le malentendu, devenu un classique du rire populaire.

Heureux ! (1975 (posthume))

Autobiographie retraçant son enfance auvergnate et son ascension dans le monde du spectacle.

Enregistrements de sketches sur disque (années 1950-1970)

Nombreux 33 tours qui diffusèrent son humour dans tous les foyers français.

Anecdotes

Fernand Raynaud est né à Clermont-Ferrand en 1926 dans une famille modeste ; son père tenait un café. Avant de percer, il exerça mille petits métiers, dont vendeur de bonbons et coursier, avant de monter à Paris tenter sa chance dans le music-hall.

Son sketch le plus célèbre, « Le 22 à Asnières », raille les lenteurs du téléphone des années 1950 : un homme n'arrive jamais à obtenir sa communication et finit par courir lui-même jusqu'à Asnières. La formule est devenue proverbiale pour désigner une démarche compliquée.

Dans le sketch « Ça eut payé », un paysan explique que cultiver la terre « ça eut payé » autrefois mais que « ça paie plus » aujourd'hui. La réplique est entrée dans le langage courant pour évoquer avec nostalgie une activité devenue peu rentable.

Passionné de vitesse et de belles voitures, Fernand Raynaud trouva la mort le 28 septembre 1973 dans un accident de la route près de Clermont-Ferrand, à seulement 47 ans, alors qu'il était au sommet de sa popularité.

Son personnage récurrent, un naïf portant béret et gros nez rouge dans « Bourreau d'enfants », incarnait le Français moyen, tendre et un peu benêt, dans lequel tout le public pouvait se reconnaître.

Sources primaires

Sketch « Le 22 à Asnières » (années 1950)
« Allô, le 22 à Asnières ?… Comment ? Je vous entends très mal ! »
Sketch « Ça eut payé » (années 1950-1960)
« La culture, moi je vais vous dire : ça eut payé, mais ça paie plus. »
Fernand Raynaud, « Heureux ! » (autobiographie) (1975 (posthume))
Récit de son enfance clermontoise et de ses débuts difficiles dans le spectacle avant la consécration parisienne.
Sketch « Le fût du canon » (années 1960)
« Et le fût du canon… le fût du canon, c'est là qu'on met la poudre ! »

Lieux clés

Clermont-Ferrand

Ville natale de Fernand Raynaud, en Auvergne, où il grandit dans le café tenu par son père. Il y revint souvent et y trouva la mort en 1973.

Paris

Capitale où il fit ses débuts dans les cabarets de la Rive gauche puis triompha dans les grands music-halls. Cœur de sa carrière d'humoriste.

Olympia (Paris)

Salle mythique du music-hall parisien où Fernand Raynaud connut ses plus grands triomphes sur scène. Consécration de sa notoriété nationale.

Asnières-sur-Seine

Commune de la banlieue parisienne rendue célèbre par son sketch « Le 22 à Asnières ». Devenue un clin d'œil populaire à son humour.

Route de la mort près de Clermont-Ferrand

C'est sur une route du Puy-de-Dôme que Fernand Raynaud se tua en voiture le 28 septembre 1973. Sa disparition brutale bouleversa la France.

Voir aussi