François Cavanna (1923-2014) est un écrivain, journaliste et dessinateur humoristique français. Cofondateur des journaux satiriques Hara-Kiri puis Charlie Hebdo, il est aussi l'auteur de récits autobiographiques célèbres comme « Les Ritals », sur son enfance de fils d'immigré italien.
François Cavanna(1923 — 2014)
François Cavanna
France
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Bête et méchant.»
Faits marquants
- Né le 22 février 1923 à Nogent-sur-Marne, fils d'un maçon immigré italien
- Cofonde le journal satirique Hara-Kiri en 1960 avec le professeur Choron
- Participe en 1970 à la création de Charlie Hebdo après l'interdiction de Hara-Kiri Hebdo
- Publie « Les Ritals » en 1978, récit autobiographique de son enfance
- Meurt le 29 janvier 2014 à Créteil, atteint de la maladie de Parkinson
Œuvres & réalisations
Cofondation du mensuel satirique « bête et méchant » qui révolutionna l'humour dans la presse française.
Après l'interdiction d'Hara-Kiri, Cavanna cofonde l'hebdomadaire devenu emblème de la liberté d'expression et de la satire.
Récit autobiographique sur son enfance de fils d'immigré italien à Nogent ; immense succès populaire.
Roman sur son expérience du travail forcé en Allemagne, couronné par le prix Interallié.
Récit retraçant l'aventure d'Hara-Kiri et la naissance de la presse satirique moderne.
Suite autobiographique poursuivant le cycle entamé avec « Les Ritals ».
Témoignage lucide et drôle sur sa maladie de Parkinson, écrit dans ses dernières années.
Anecdotes
Enfant d'un maçon italien de la Brianza et d'une Française, Cavanna a grandi rue Sainte-Anne à Nogent-sur-Marne, dans un quartier d'immigrés italiens qu'il a rendu célèbre dans « Les Ritals ». Il y raconte comment il jonglait entre le patois italien de son père et le français de l'école.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Cavanna est requis en 1943 par le Service du travail obligatoire (STO) et envoyé en Allemagne. Il travaille sur des chantiers près de Berlin sous les bombardements, expérience qu'il racontera dans « Les Russkoffs », prix Interallié 1979.
En 1960, Cavanna fonde avec Georget Bernier (le professeur Choron) le journal Hara-Kiri, qui se proclame « bête et méchant ». Interdit à plusieurs reprises, le mensuel devient le laboratoire d'un humour insolent et provocateur inédit dans la presse française.
En novembre 1970, l'hebdomadaire Hara-Kiri est interdit après un titre moquant la mort du général de Gaulle : « Bal tragique à Colombey : un mort ». Pour contourner la censure, l'équipe crée aussitôt un nouveau journal qu'elle baptise Charlie Hebdo.
Atteint de la maladie de Parkinson dans ses dernières années, Cavanna en a tiré un livre lucide et sans apitoiement, « Lune de miel » (2011), où il décrit avec humour son combat contre « la Parkinsonne », qu'il personnifie comme une compagne encombrante.
Sources primaires
Le rital, c'est l'Italien immigré, celui qu'on regarde de travers, celui qui bosse dur et qui parle pointu. Mon père était rital, maçon, et fier de l'être à sa manière.
On nous avait embarqués dans les wagons à bestiaux, direction l'Allemagne, pour le STO. On ne savait pas ce qui nous attendait, seulement qu'on quittait tout.
Bal tragique à Colombey : un mort.
La Parkinson, je l'appelle la Parkinsonne. Elle s'est installée chez moi sans frapper, et elle ne compte pas repartir.
Lieux clés
Ville de banlieue parisienne où Cavanna est né et a grandi dans un quartier d'immigrés italiens. Décor central de son roman « Les Ritals ».
Zone où Cavanna fut envoyé au travail forcé pendant le STO entre 1943 et 1945, sous les bombardements alliés. Expérience racontée dans « Les Russkoffs ».
Ville où Cavanna a mené sa carrière de journaliste et fondé les rédactions d'Hara-Kiri puis de Charlie Hebdo. Cœur de la presse satirique française.
Ville du Val-de-Marne où François Cavanna est mort en janvier 2014, à l'âge de 90 ans.