Georgius (1891-1970) est un chansonnier et chanteur comique français, figure majeure du music-hall de l'entre-deux-guerres. Auteur de plus de 1500 chansons, il est considéré comme un pionnier de la chanson loufoque et absurde.
Georgius(1891 — 1970)
Georgius
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1891 à Mantes-la-Jolie et mort en 1970 à Paris
- Vedette du music-hall parisien dans les années 1920-1930, notamment à l'Européen et à Bobino
- Auteur de plus de 1500 chansons, souvent loufoques ou satiriques
- Créateur de succès comme « Au Lycée Papillon » et « La Plus Bath des javas »
- Précurseur de la chanson absurde et du non-sens, influençant l'humour musical français
Œuvres & réalisations
Chanson comique sur une classe de cancres, devenue un classique repris pendant des générations. Symbole de son humour absurde et scolaire.
Java entraînante qui célèbre la danse populaire des bals parisiens. Elle illustre le lien de Georgius avec la culture des faubourgs.
Chanson humoristique sur l'automobile, objet de fascination de l'époque. Exemple de son comique tourné vers la modernité.
Chanson loufoque au thème volontairement absurde, typique de son répertoire décalé. Elle amusait par son non-sens assumé.
Récit de sa vie d'artiste et témoignage sur le monde du music-hall. Une source précieuse sur les cafés-concerts.
Georgius écrivit aussi des romans policiers, prolongeant sur le papier son goût de l'intrigue et de l'imaginaire. Une facette méconnue du chansonnier.
Anecdotes
De son vrai nom Georges Guibourg, Georgius écrivit plus de 1500 chansons au cours de sa carrière, un rythme de création qui en fait l'un des auteurs les plus prolifiques du music-hall français. Il signait aussi bien les paroles que la mise en scène de ses tours de chant délirants.
Sa chanson « Au Lycée Papillon » (1936), avec son professeur interrogeant des cancres aux réponses absurdes, devint un classique repris pendant des décennies dans les cours de récréation. Le refrain « À la queue leu leu » installa durablement un comique de l'école tourné en dérision.
Georgius poussa très loin l'art du costume et du décalage : il montait sur scène déguisé de façon extravagante, jouant des personnages loufoques, ce qui lui valut d'être considéré comme un pionnier de la chanson absurde, bien avant les Frères Jacques ou Boris Vian.
Passionné de romans policiers, il ne se contenta pas de chanter : il écrivit aussi plusieurs romans policiers et une autobiographie intitulée « Un chançonnier », mêlant sa vie d'artiste et son goût pour l'intrigue.
Il dirigea le théâtre de l'Européen à Paris, l'une des grandes salles de music-hall, prouvant qu'il était non seulement un artiste de scène mais aussi un entrepreneur du spectacle populaire de l'entre-deux-guerres.
Sources primaires
Élèves, prenez vos plumes, nous allons faire une dictée… À la queue leu leu.
C'est la plus bath des javas, la java la plus chouette, c'est la plus bath des javas qu'on danse à petits pas.
Georgius y raconte sa vie de chanteur comique et l'ambiance des cafés-concerts et music-halls parisiens qu'il a fréquentés.
Lieux clés
Ville des Yvelines où naquit Georges Guibourg, dit Georgius, en 1891.
Capitale du music-hall et du café-concert, où Georgius fit toute sa carrière et où il mourut en 1970.
Grande salle de music-hall parisienne que dirigea Georgius et où se produisaient les vedettes de la chanson.
Célèbre music-hall de la rive gauche parisienne où Georgius présenta ses tours de chant comiques.
Salle parisienne emblématique du café-concert et de la revue, haut lieu de la chanson populaire de l'entre-deux-guerres.
Objets typiques

Tenue outrancière et colorée que Georgius revêtait pour incarner ses personnages loufoques. Le costume faisait partie intégrante du comique de son tour de chant.

Feuille imprimée portant paroles et musique, vendue au public et aux orchestres. Elle permettait la diffusion des succès du music-hall dans toute la France.

Accessoires typiques du chansonnier de café-concert, utilisés comme éléments de jeu et de mise en scène. Ils soulignaient les mimiques et la gestuelle comique.

Disque de gomme-laque tournant à 78 tours par minute, support de gravure des chansons de l'époque. Il fit entrer les tubes du music-hall dans les foyers.

Grande affiche illustrée annonçant le tour de chant de Georgius dans les music-halls parisiens. Elle attirait le public et fixait l'image de la vedette.

Outil de travail de Georgius auteur, avec lequel il rédigeait ses centaines de chansons, ses sketches et ses romans policiers. Le clavier était le compagnon de sa prodigieuse production.
📷 Domaine public · Wikimedia Commons ↗Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
La matinée du chansonnier commence tard, car les spectacles finissent au cœur de la nuit. Georgius consacre souvent ses matins à l'écriture : il compose paroles et musiques, noircissant des carnets d'idées de chansons.
Après-midi
L'après-midi est le temps des répétitions avec l'orchestre et de la mise au point des numéros. Il essaie ses costumes, règle ses gags et ses jeux de scène, et rencontre parfois éditeurs et directeurs de salle.
Soir
Le soir, il monte sur les planches d'un music-hall ou d'un café-concert parisien. Devant un public populaire, il enchaîne chansons comiques, changements de costumes et pitreries jusque tard dans la nuit.
Alimentation
Comme les artistes de son temps, il mange souvent sur le pouce entre les tours de chant, dans les cafés et brasseries proches des salles. Repas tardifs après le spectacle, avec les camarades de scène, faisaient partie du rythme.
Vêtements
En ville, il porte le costume-cravate soigné de l'artiste parisien de l'entre-deux-guerres. Sur scène, en revanche, il revêt des tenues extravagantes et comiques, accessoirisées de chapeaux et d'objets loufoques.
Habitat
Il vit à Paris, au cœur du monde du spectacle, à proximité des grands music-halls. Son logement urbain est aussi un lieu de travail où s'accumulent partitions, textes et manuscrits.






