Germanicus(14 av. J.-C. — 19)
Germanicus
Rome antique
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Général romain du début de l'Empire, neveu et fils adoptif de l'empereur Tibère. Populaire pour ses campagnes en Germanie, il meurt en Syrie en 19 apr. J.-C. dans des circonstances suspectes souvent imputées à Tibère.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 15 av. J.-C. dans la famille julio-claudienne, fils de Drusus l'Ancien et neveu de Tibère
- Adopté par Tibère en 4 apr. J.-C. sur ordre d'Auguste, devenant héritier potentiel du trône
- Mène de 14 à 16 apr. J.-C. de grandes campagnes en Germanie pour venger le désastre de Teutobourg (9 apr. J.-C.)
- Père de Caligula (futur empereur) et d'Agrippine la Jeune (mère de Néron)
- Meurt à Antioche en 19 apr. J.-C., mort attribuée par la rumeur à un empoisonnement commandité par Tibère via Pison
Œuvres & réalisations
Rétablit l'ordre dans les armées révoltées à la mort d'Auguste sans recourir à l'usurpation, prouvant sa loyauté envers Tibère.
Mena plusieurs offensives au-delà du Rhin, vengeant en partie le désastre de Teutobourg et récupérant deux aigles légionnaires.
Battit les forces germaniques d'Arminius lors de deux grandes batailles, sommet de sa carrière militaire.
Célébra un triomphe acclamé par la foule pour ses succès en Germanie, renforçant son immense popularité.
Doté d'un imperium étendu, il stabilisa les provinces orientales et installa Zénon-Artaxias sur le trône d'Arménie.
Adapta en vers latins le poème astronomique grec d'Aratos, œuvre littéraire qui nous est partiellement parvenue.
Anecdotes
En 14 apr. J.-C., à la mort d'Auguste, les légions de Germanie se mutinent et proposent à Germanicus de marcher sur Rome pour le faire empereur. Fidèle à Tibère, il refuse et rétablit l'ordre, n'hésitant pas à mettre en scène le départ de sa femme Agrippine et de son jeune fils pour faire honte aux soldats révoltés.
Son fils cadet grandit au milieu des camps de Germanie, vêtu d'un uniforme miniature avec de petites bottes de soldat (caligae). Les légionnaires le surnommèrent affectueusement « Caligula », c'est-à-dire « petite botte » — un surnom qui lui resta et sous lequel il régnera plus tard comme empereur.
En 15 apr. J.-C., Germanicus conduisit ses troupes sur le site du désastre de Teutobourg, où Varus avait perdu trois légions six ans plus tôt. Les soldats découvrirent les ossements blanchis de leurs camarades et les enseignes perdues ; Germanicus organisa une cérémonie funèbre et fit ériger un tertre pour les honorer.
Sa mort en Syrie en 19 apr. J.-C. provoqua un deuil immense dans tout l'Empire. Persuadé d'avoir été empoisonné, il accusa avant de mourir le gouverneur Pison ; le procès retentissant qui suivit à Rome se solda par le suicide de Pison.
Germanicus était réputé pour sa culture : il parlait et écrivait le grec, composa des poèmes et traduisit en vers latins un célèbre poème astronomique grec, les Phénomènes d'Aratos.
Sources primaires
Germanicus, plus il était proche du faîte du pouvoir, plus il mettait d'ardeur à servir Tibère. Les soldats, à sa vue, redoublaient de transports.
Il mourut, accusant Pison et Plancine, et chargeant ses amis de venger sa mort. Le deuil fut tel qu'on suspendit les affaires publiques.
Caligula tira son surnom d'une plaisanterie de l'armée, parce qu'il avait grandi parmi les troupes sous l'habit de simple soldat.
Inscription officielle relatant le procès de Pison et rappelant les vertus et les honneurs rendus à Germanicus après sa mort.
Lieux clés
Capitale de l'Empire où Germanicus fut consul et célébra son triomphe en 17 apr. J.-C. avant son départ pour l'Orient.
Site du désastre de Varus en 9 apr. J.-C., que Germanicus visita en 15 pour rendre hommage aux légions disparues et récupérer les enseignes perdues.
Lieu de la grande victoire de Germanicus sur Arminius en 16 apr. J.-C., point culminant de ses campagnes germaniques.
Grande ville d'Orient où Germanicus tomba malade et mourut en 19 apr. J.-C. dans des circonstances jugées suspectes.
Province visitée par Germanicus en 19 apr. J.-C. ; son entrée sans autorisation impériale provoqua la colère de Tibère.
