La carte de Jean de La Bruyère
Blanc-manger aux amandes
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Entremets sucré (dernier service)

Blanc-manger aux amandes

FestifReconstitution🍯moyen40 min + 4 h de prise
Entremets sucré (dernier service)

Blanc-manger aux amandes

Pourquoi ce plat ? Dans Les Caractères, La Bruyère raille les gourmands qui font de leur ventre une affaire d'État. Lui-même mesuré, il n'en côtoyait pas moins, à Chantilly, ces entremets délicats de fin de repas. Le blanc-manger, douceur immaculée et raffinée, couronnait les tables princières qu'il décrivait d'un œil si lucide.

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Entremets sucré (dernier service)

Une crème blanche et tremblante au lait d'amandes, parfumée à l'eau de fleur d'oranger, prise grâce à une gelée naturelle. Élégance et pureté.

On apporte enfin les entremets, et parmi eux ce blanc-manger qui fait l'admiration des dames. C'est un lait d'amandes, sucré et pris en gelée, blanc comme neige, qu'on parfume d'un trait d'eau de fleur d'oranger. Rien de plus simple, rien de plus délicat : voilà bien le contraire de ces ragoûts savants où l'on ne reconnaît plus rien de ce qu'on mange. J'en goûte une cuillerée — la mesure, en tout, fait le bon goût.
Jean de La Bruyère
Ingrédients
  • Amandes doucesune bonne poignée, mondées (lait d'amande)
  • Sucreà discrétion (douceur)
  • Colle de poisson / pied de veauce qu'il faut (fait prendre la gelée)
  • Eau de fleur d'orangerquelques gouttes (parfum)
Comment on faisait : Le blanc-manger est l'un des plus vieux mets sucrés d'Europe ; au XVIIe siècle il se fait en version douce, parfumée à la fleur d'oranger (très à la mode sous Louis XIV) et pris à la gelée tirée de pieds de veau ou de colle de poisson. Sa blancheur parfaite était un signe de luxe et de maîtrise technique.
Sources : La Varenne, Le Cuisinier françois, 1651 · François Massialot, Nouvelle Instruction pour les confitures, 1692

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