Jean Jaurès(1859 — 1914)
Jean Jaurès
France
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Jean Jaurès (1859-1914) est un homme politique français majeur, fondateur du Parti socialiste unifié. Ardent défenseur de la justice sociale, du pacifisme et de la démocratie, il s'oppose à la guerre avant d'être assassiné en 1914.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Un patron honnête n'exploite pas ses ouvriers »
« La paix est la condition de toute justice sociale »
Faits marquants
- 1881 : Élu député du Tarn, débute sa carrière politique
- 1895 : Fonde le journal L'Action socialiste et devient un leader du mouvement socialiste
- 1901 : Crée le Parti socialiste français (PSF), recherchant l'unification du mouvement de gauche
- 1905 : Réalise la fusion entre les différentes factions socialistes, créant la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière)
- 31 juillet 1914 : Assassiné par un nationaliste, Raoul Villain, à la veille de la Première Guerre mondiale
Œuvres & réalisations
Ouvrage monumental en plusieurs volumes qui réinterprète la Révolution française à la lumière du socialisme. Jaurès y montre comment les luttes sociales traversent toute la période révolutionnaire.
Série d'articles publiés dans La Petite République, dans lesquels Jaurès démontre méthodiquement l'innocence du capitaine Dreyfus et dénonce le complot militaire. Un acte courageux et décisif dans l'Affaire.
Essai dans lequel Jaurès propose de remplacer l'armée de métier par une milice citoyenne défensive. Il y développe sa vision d'une défense nationale compatibles avec les idéaux pacifistes et républicains.
Jaurès crée ce quotidien socialiste qui devient rapidement un organe de presse influent. Il en fait un espace de débat intellectuel et de mobilisation politique pour la cause ouvrière.
Réalisation politique majeure de Jaurès, qui parvient à unifier les factions socialistes françaises divisées en un parti unique, la Section Française de l'Internationale Ouvrière.
Thèse de doctorat philosophique de Jaurès, témoignant de sa formation intellectuelle rigoureuse. Il y développe une conception matérialiste et idéaliste du réel, fondement de sa pensée politique ultérieure.
Anecdotes
En 1898, Jaurès prend publiquement position en faveur de Dreyfus dans les colonnes de La Dépêche de Toulouse, alors que beaucoup hésitent encore. Son courage intellectuel lui vaut des menaces, mais il ne renonce pas, convaincu que la justice est indivisible.
Orateur hors pair, Jaurès pouvait haranguer des foules de plusieurs milliers de personnes sans microphone, sa voix puissante portant jusqu'aux derniers rangs. Un contemporain raconte qu'il gesticulait avec une telle force qu'il déchirait parfois sa veste sous les bras.
Normalien brillant, Jaurès obtient en 1881 une agrégation de philosophie avec mention très honorable. Il enseigne à Albi avant de se lancer en politique, et conserve toute sa vie une rigueur intellectuelle qui impressionne ses adversaires eux-mêmes.
Le 31 juillet 1914, quelques heures avant son assassinat, Jaurès dîne au café du Croissant à Paris avec des collaborateurs de L'Humanité. Il travaille encore à un article pour appeler à la paix en Europe. Un jeune nationaliste, Raoul Villain, l'abat de deux balles à travers la fenêtre ouverte.
Jaurès fut l'un des artisans de l'unification du mouvement socialiste français. En 1905, il réunit les différentes factions socialistes pour fonder la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière), jetant ainsi les bases d'un parti socialiste unifié et durable.
Sources primaires
La guerre est au fond de toutes choses, comme la mort est au fond de la vie. Mais de même que la vie peut être longue et belle malgré la mort qui la termine, de même les sociétés peuvent vivre longtemps en paix malgré la guerre possible.
Il faut que la vérité soit dite tout entière. Il faut que la lumière se fasse. Et si le gouvernement, si les chefs militaires ont failli, il faut qu'ils soient jugés.
Courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.
Ce journal sera celui de tous les républicains, de tous les socialistes, de tous ceux qui veulent la justice sociale et la paix entre les peuples. Nous n'avons pas d'autre ambition que d'être utiles.
La Révolution française est la forme la plus haute atteinte par la vie politique des peuples. Elle a affirmé à la fois les droits de l'individu et la souveraineté de la nation.
Lieux clés
Ville natale de Jean Jaurès, où il naît le 3 septembre 1859. Un musée Jean Jaurès y est aujourd'hui consacré à sa vie et son œuvre.
C'est au Palais Bourbon que Jaurès prononce ses grands discours parlementaires, défendant les ouvriers, s'opposant à la guerre et combattant les injustices sociales.
Restaurant situé rue Montmartre à Paris, où Jaurès est assassiné le 31 juillet 1914 par Raoul Villain alors qu'il dînait avec des collaborateurs de L'Humanité.
Ville minière dont Jaurès est élu député en 1893. Il soutient activement les grèves des mineurs et verreries, forgeant son identité de défenseur du monde ouvrier.
Jaurès collabore longuement avec ce grand quotidien régional républicain, depuis lequel il diffuse ses idées dreyfusardes et socialistes dans tout le sud-ouest de la France.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Histoire socialiste de la Révolution française
1901-1908
L'Armée nouvelle
1911
Fondation du journal L'Humanité
1904
Unification socialiste – création de la SFIO
1905
De la réalité du monde sensible (thèse de philosophie)
1891






