Johann Sebastian Bach(1685 — 1750)

Jean-Sébastien Bach

Saint-Empire romain germanique, duché de Saxe-Eisenach

6 min de lecture

MusiqueCompositeur/triceTemps modernesPériode baroque, fin du XVIIe et première moitié du XVIIIe siècle (temps modernes), dans les principautés allemandes du Saint-Empire romain germanique.

Jean-Sébastien Bach est un compositeur, organiste et claveciniste allemand de la période baroque. Maître du contrepoint, il a laissé une œuvre immense embrassant musique religieuse et profane, considérée comme un sommet de la musique occidentale.

Questions fréquentes

Jean-Sébastien Bach (1685-1750) était un compositeur, organiste et claveciniste allemand de la période baroque. Ce qui le distingue de ses contemporains, c'est sa maîtrise absolue du contrepoint, l'art de superposer des lignes mélodiques indépendantes. Il a laissé une œuvre immense, à la fois religieuse et profane, qui est aujourd'hui considérée comme un sommet de la musique occidentale. Moins célèbre de son vivant que certains de ses fils, il a été redécouvert au XIXe siècle et son influence sur des compositeurs comme Mozart, Beethoven ou Chostakovitch est inestimable.

Faits marquants

  • Né en 1685 à Eisenach dans une grande famille de musiciens allemands
  • Nommé Cantor de l'église Saint-Thomas (Thomaskirche) de Leipzig en 1723
  • Compose les Concertos brandebourgeois (1721), dédiés au margrave de Brandebourg
  • Auteur de la Passion selon saint Matthieu (1727) et de la Messe en si mineur
  • Mort à Leipzig en 1750, année qui marque conventionnellement la fin de la période baroque

Œuvres & réalisations

Le Clavier bien tempéré (livre I) (1722)

Recueil de 24 préludes et fugues dans tous les tons, démontrant les possibilités du tempérament musical. Un monument de la musique pour clavier.

Les Concertos brandebourgeois (1721)

Six concertos pour des combinaisons d'instruments variées, sommet du concerto baroque allemand.

La Passion selon saint Matthieu (1727)

Vaste œuvre sacrée pour solistes, double chœur et orchestre racontant la Passion du Christ. L'un des chefs-d'œuvre de la musique religieuse.

La Messe en si mineur (1749)

Grande messe latine, somme de l'art vocal et contrapuntique de Bach, achevée à la fin de sa vie.

Les Variations Goldberg (1741)

Suite de trente variations pour clavecin sur une même basse, prouesse de virtuosité et d'invention.

L'Offrande musicale (1747)

Ensemble de fugues et de canons construits sur un thème proposé par Frédéric II de Prusse.

L'Art de la fugue (1750)

Œuvre savante et inachevée explorant toutes les ressources de la fugue sur un seul thème. Aboutissement de l'art du contrepoint.

Le Magnificat en ré majeur (1723)

Œuvre chorale lumineuse composée pour les fêtes liturgiques de Leipzig.

Anecdotes

Adolescent, le jeune Bach aurait recopié à la main, en cachette et à la seule lueur de la lune, un précieux recueil de partitions appartenant à son frère aîné qui le lui refusait. L'effort nocturne, mené pendant des mois, aurait contribué à abîmer durablement sa vue.

En 1705, à vingt ans, Bach parcourut à pied près de 400 kilomètres pour aller écouter le célèbre organiste Dietrich Buxtehude à Lübeck. Il prolongea son congé de quatre semaines jusqu'à quatre mois, ce qui lui valut de sérieux reproches de ses employeurs à son retour.

Bach fut le patriarche d'une immense dynastie de musiciens : il eut vingt enfants de ses deux épouses, dont une dizaine atteignit l'âge adulte. Plusieurs de ses fils, comme Carl Philipp Emanuel et Johann Christian, devinrent des compositeurs réputés, parfois plus célèbres que leur père de son vivant.

En 1717, lors d'un séjour à Dresde, un duel musical était prévu entre Bach et le virtuose français Louis Marchand. Au matin de l'épreuve, Marchand aurait quitté la ville en secret, préférant la fuite à l'affrontement avec l'organiste allemand.

En 1747, invité à la cour de Frédéric II de Prusse, Bach improvisa une fugue sur un thème difficile proposé par le roi lui-même. De retour chez lui, il développa ce thème dans une œuvre savante, « L'Offrande musicale », qu'il dédia au souverain.

Sources primaires

Lettre de Bach au conseil municipal de Leipzig (mémoire sur la musique d'église) (1730)
Pour une musique d'église bien constituée, il faut des chanteurs et des instrumentistes en nombre suffisant ; l'état présent de la musique est tout autre que jadis.
Nécrologie de Johann Sebastian Bach, rédigée par C. P. E. Bach et J. F. Agricola (1754)
Il était le plus grand organiste et claveciniste que l'on ait jamais entendu ; sa science de l'harmonie et du contrepoint atteignait la perfection.
Page de titre du « Clavier bien tempéré », première partie (1722)
Préludes et fugues dans tous les tons et demi-tons, pour l'usage et le profit de la jeunesse musicale désireuse d'apprendre.
Dédicace de « L'Offrande musicale » à Frédéric II de Prusse (1747)
Un thème royal, avec ses développements, humblement dédié à Sa Majesté.

Lieux clés

Eisenach

Ville de Thuringe où Bach naquit en 1685 au sein d'une famille de musiciens. Il y passa son enfance jusqu'à la mort de ses parents.

Arnstadt

Petite ville où le jeune Bach obtint en 1703 son premier poste d'organiste à la Nouvelle Église. C'est de là qu'il partit à pied écouter Buxtehude.

Weimar

Cour ducale où Bach servit comme organiste et maître de concert de 1708 à 1717. Il y composa une grande partie de son œuvre pour orgue.

Köthen

Cour du prince Léopold d'Anhalt où Bach fut maître de chapelle de 1717 à 1723. Il y produisit une musique instrumentale brillante, dont les Concertos brandebourgeois.

Leipzig

Ville où Bach fut Cantor de Saint-Thomas de 1723 à sa mort en 1750. Il y composa ses grandes œuvres religieuses et y est enterré.

Potsdam

Résidence de Frédéric II de Prusse où Bach fut reçu en 1747. Sa visite donna naissance à « L'Offrande musicale ».

Voir aussi