Mashqeh — la boisson partagée à table
Yayin mazug bidvash — vin coupé d'eau au miel de dattes et aux épices
BoissonReconstitution🍯 🌶️ 🍋facile15 min
Du vin rouge généreusement allongé d'eau, réchauffé d'une cuillerée de sirop de dattes, d'un bâton de cannelle et de quelques grains de coriandre. Doux, légèrement épicé, désaltérant. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Mashqeh — la boisson partagée à table
Du vin rouge généreusement allongé d'eau, réchauffé d'une cuillerée de sirop de dattes, d'un bâton de cannelle et de quelques grains de coriandre. Doux, légèrement épicé, désaltérant. (Version sans alcool possible avec du jus de raisin.)
Assieds-toi, l'hôte ne reste pas la gorge sèche sous mon toit. Le vin pur, nous le laissons aux insensés : à ma table on le mêle d'eau, deux ou trois parts pour une, comme il sied à l'homme qui veut garder l'esprit clair devant l'Éternel. Verses-y une larme de miel de dattes, un éclat d'écorce parfumée venue des caravanes, et bois à la santé de la maison. Que ta coupe soit douce — mais souviens-toi que la vraie ivresse, c'est d'oublier qui te l'a donnée.
Ingrédients
- •Vin rouge — une part (base)
- •Eau — deux à trois parts (dilution (sobriété))
- •Dvash (sirop de dattes) — une cuillerée (douceur signature)
- •Cannelle / écorce parfumée — un éclat (épice de caravane)
- •Graines de coriandre — quelques-unes (parfum)
Comment on faisait : Au Proche-Orient antique, boire le vin pur passait pour barbare : on le coupait systématiquement d'eau, souvent dans une proportion de deux ou trois parts d'eau pour une de vin. On l'adoucissait de miel ou de sirop de fruits et on le parfumait d'épices acheminées par les routes commerciales. Le vin servait aussi à assainir une eau parfois douteuse — boisson à la fois quotidienne et hospitalière.
Sources : Carey Ellen Walsh, The Fruit of the Vine: Viticulture in Ancient Israel, Eisenbrauns, 2000 · Oded Borowski, Daily Life in Biblical Times, SBL, 2003 · Proverbes 9,2.5 (vin mêlé) ; usage gréco-levantin de la dilution