Margaret Court(1942 — ?)

Margaret Smith Court

Australie

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SportXXe siècleTennis amateur puis professionnel de l'après-guerre, à l'aube de l'ère Open (années 1960-1970)

Margaret Court est une joueuse de tennis australienne, considérée comme l'une des plus grandes de l'histoire. Elle détient le record absolu de titres en simple du Grand Chelem, hommes et femmes confondus, avec 24 couronnes.

Questions fréquentes

Margaret Court est une joueuse de tennis australienne née en 1942 à Albury. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'elle détient le record absolu de titres du Grand Chelem en simple avec 24 couronnes, un exploit inégalé chez les hommes comme chez les femmes. Son importance historique tient à sa domination dans les années 1960-1970, à cheval entre l'ère amateur et l'ère Open, où elle a imposé un jeu offensif basé sur la puissance et la volée. Ce qui la distingue, c'est aussi sa longévité au plus haut niveau et sa capacité à gagner sur toutes les surfaces.

Faits marquants

  • Née le 16 juillet 1942 à Albury, en Australie
  • Détient le record de 24 titres du Grand Chelem en simple (record absolu hommes et femmes)
  • Réalise le Grand Chelem calendaire en simple en 1970 (les quatre tournois majeurs la même année)
  • Remporte au total plus de 60 titres du Grand Chelem toutes catégories confondues (simple, double, mixte)
  • Première femme de l'ère Open à réaliser le Grand Chelem en simple

Œuvres & réalisations

Premier titre à l'Open d'Australie (1960)

À 17 ans, elle remporte le premier de ses onze titres en simple à l'Open d'Australie, record du tournoi.

Victoire à Wimbledon (1963)

Première joueuse australienne à gagner le simple dames de Wimbledon, qu'elle remportera trois fois.

Grand Chelem calendaire en simple (1970)

Elle gagne les quatre tournois majeurs la même année, exploit réalisé par seulement une poignée de joueuses dans l'histoire.

Record de 24 titres du Grand Chelem en simple (1960-1973)

Total record absolu de couronnes majeures en simple, toujours invaincu chez les femmes comme chez les hommes.

64 titres du Grand Chelem toutes catégories (1960-1975)

En additionnant simple, double et double mixte, elle détient le plus grand nombre de titres majeurs de l'histoire.

Autobiographie « Court on Court: A Life in Tennis » (1975)

Récit de sa vie et de sa carrière, témoignage de première main sur le tennis de l'ère pré-Open et de l'ère Open.

Fondation de la Victory Life Centre (1995)

Création de son église pentecôtiste à Perth, marquant sa seconde carrière comme pasteure.

Anecdotes

En 1970, Margaret Court réussit le Grand Chelem calendaire en simple : elle remporte la même année l'Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open. Elle n'est que la deuxième femme de l'histoire à y parvenir, après Maureen Connolly en 1953. La finale de Wimbledon contre Billie Jean King, gagnée 14-12, 11-9, reste l'une des plus longues et intenses jamais disputées.

Le 13 mai 1973, jour de la fête des Mères américaine, Court affronte l'ancien champion Bobby Riggs, alors âgé de 55 ans, dans un match « hommes contre femmes ». Très tendue, elle s'incline lourdement 6-2, 6-1. La presse surnomme cette défaite le « Mother's Day Massacre ». C'est cette victoire qui pousse Riggs à défier ensuite Billie Jean King, qui le battra à plat de couture.

Margaret Court détient toujours le record absolu de titres en simple du Grand Chelem, hommes et femmes confondus, avec 24 couronnes. En comptant le double et le double mixte, elle accumule 64 titres majeurs, un autre record historique.

Adolescente, Margaret Smith s'entraîne en cachette sur les courts du club de tennis d'Albury, sa ville natale, quand ils sont libres. Elle adopte aussi un entraînement physique avec poids et course à pied, très inhabituel pour une femme dans les années 1960, ce qui lui vaut une puissance et une endurance exceptionnelles.

Après sa carrière, Court devient pasteure pentecôtiste et fonde en 1995 la Victory Life Centre, une église à Perth. Ses prises de position publiques contre l'homosexualité provoqueront de vives polémiques, certains réclamant que l'arène de l'Open d'Australie qui porte son nom soit rebaptisée.

Sources primaires

Court on Court: A Life in Tennis (autobiographie de Margaret Court) (1975)
Le tennis a été toute ma vie, mais il ne définit pas qui je suis. J'ai toujours voulu être la meilleure, et pour cela il fallait travailler plus dur que les autres.
Compte rendu de la finale dames de Wimbledon, presse britannique (3 juillet 1970)
Margaret Court a battu Billie Jean King 14-12, 11-9 au terme d'un duel épuisant, signant l'une des finales les plus disputées de l'histoire du tournoi.
Reportage sur le match Court–Riggs (« Mother's Day Massacre »), presse américaine (14 mai 1973)
Devant les caméras, Riggs, 55 ans, a dominé sans peine la championne australienne 6-2, 6-1, prouvant qu'un ancien joueur pouvait encore défier les meilleures.

Lieux clés

Albury, Nouvelle-Galles du Sud

Ville natale de Margaret Court, où elle apprend le tennis enfant sur les courts publics proches de chez elle.

Kooyong Stadium / Melbourne (Open d'Australie)

Théâtre de nombreux titres de Court à l'Open d'Australie, qu'elle remporte onze fois en simple.

All England Club, Wimbledon (Londres)

Lieu de sa victoire en 1963, première pour une Australienne, et de l'épique finale de 1970 face à Billie Jean King.

Forest Hills, New York (US Open)

Site historique de l'US Open où Court a remporté plusieurs de ses titres du Grand Chelem.

Ramona, Californie

Lieu du match Court–Riggs, le « Mother's Day Massacre », le 13 mai 1973.

Victory Life Centre, Perth

Église pentecôtiste fondée par Court en 1995, centre de sa vie religieuse après le tennis.

Voir aussi