Caudle d'herbes au gruau
Un bouillon chaud et un peu acidulé, lié au gruau d'avoine, parfumé d'herbes amères du jardin et adouci d'une cuillère de miel. On le donnait aux fiévreux et aux affaiblis.
Un bouillon chaud et un peu acidulé, lié au gruau d'avoine, parfumé d'herbes amères du jardin et adouci d'une cuillère de miel. On le donnait aux fiévreux et aux affaiblis.
Quand la fièvre prend un voisin, je lui prépare un caudle qui réchauffe les sangs. Je fais cuire un peu de gruau d'avoine dans la small ale, j'y mets de l'hysope et de la sauge du carré, un trait de vinaigre et une cuillère de miel pour le faire passer. On le boit bien chaud, à petites gorgées, et il rend des forces aux faibles. Voilà tout mon secret, mon enfant — des herbes et du bon sens, rien de plus, quoi qu'en disent les gens.
- •Gruau d'avoine — une cuillerée (liaison nourrissante)
- •Small ale (ou eau) — un bol (milieu chaud)
- •Hysope, sauge, achillée — quelques brins (vertus médicinales et amertume)
- •Vinaigre de cidre — un trait (acidité tonique)
- •Miel — une cuillère (douceur et réconfort)
Caudle d'herbes au gruau
Un bouillon chaud et un peu acidulé, lié au gruau d'avoine, parfumé d'herbes amères du jardin et adouci d'une cuillère de miel. On le donnait aux fiévreux et aux affaiblis.
Why this dish? Dans les villages comme Hatfield Peverel, les femmes connaissaient les herbes du jardin pour soigner — savoir qui, mal compris, nourrissait les accusations de sorcellerie. Ce caudle réchauffant, à base de gruau et d'herbes, est le remède de bonne femme que l'on donnait aux malades et aux relevailles.
Quand la fièvre prend un voisin, je lui prépare un caudle qui réchauffe les sangs. Je fais cuire un peu de gruau d'avoine dans la small ale, j'y mets de l'hysope et de la sauge du carré, un trait de vinaigre et une cuillère de miel pour le faire passer. On le boit bien chaud, à petites gorgées, et il rend des forces aux faibles. Voilà tout mon secret, mon enfant — des herbes et du bon sens, rien de plus, quoi qu'en disent les gens.
Ingredients (period version)
- Gruau d'avoine — une cuillerée (liaison nourrissante)
- Small ale (ou eau) — un bol (milieu chaud)
- Hysope, sauge, achillée — quelques brins (vertus médicinales et amertume)
- Vinaigre de cidre — un trait (acidité tonique)
- Miel — une cuillère (douceur et réconfort)
Ingredients
- Flocons ou gruau d'avoine — 30 g (liaison)
- Bière blonde légère ou bouillon léger — 400 ml (base chaude)
- Sauge et thym (ou hysope) — 4-5 feuilles (herbes)
- Vinaigre de cidre — 1 c. à café (acidité)
- Miel — 1 c. à soupe (douceur)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
Method
- Délayer le gruau d'avoine dans la bière légère (ou le bouillon) froid pour éviter les grumeaux.
- Chauffer doucement en remuant 8 à 10 min jusqu'à ce que le mélange épaississe légèrement.
- Ajouter les herbes, laisser infuser 5 min hors du feu, puis filtrer si on préfère lisse.
- Incorporer le vinaigre, le miel et la pincée de sel. Goûter : ce doit être à la fois amer, doux et acidulé.
- Servir très chaud dans une tasse, à boire à petites gorgées.
How it was made : Le caudle — bouillon chaud lié au gruau ou à l'œuf, additionné d'ale et d'épices ou d'herbes — était un remède domestique courant donné aux malades, aux femmes en relevailles et aux convalescents. Les 'cunning women' des villages tenaient ce savoir des plantes, à la frontière dangereuse entre médecine populaire et accusation de sorcellerie, comme le montre le procès d'Agnes en 1566.
The contemporary twist : Revisité en 'infusion tonique' du soir — avoine, sauge, miel et une pointe de vinaigre — c'est l'ancêtre paysan du golden milk.
Sources : C. Anne Wilson, Food and Drink in Britain (1973) · Peter Brears, Cooking and Dining in Tudor and Early Stuart England (2015)
Agnes Waterhouse · Charactorium