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Ichijū — la soupe du plateau ichijū-sansai

Misoshiru au tofu et au wakame

EverydayDocumented🍄 🧂 🫙facile45 min

Une soupe limpide et réconfortante : un dashi de kombu et de bonite séchée, lié au miso, où flottent des dés de tofu soyeux et des lanières d'algue wakame. Le geste fondateur de la cuisine japonaise du quotidien.

Ichijū — la soupe du plateau ichijū-sansai

Une soupe limpide et réconfortante : un dashi de kombu et de bonite séchée, lié au miso, où flottent des dés de tofu soyeux et des lanières d'algue wakame. Le geste fondateur de la cuisine japonaise du quotidien.

Au matin, avant même que le pinceau ne touche le papier, je porte ce bol à mes lèvres et la vapeur monte comme une brume sur la baie de Sakai. Mon secret tient en une règle que ma mère me répétait : jamais faire bouillir le miso, car on tuerait son âme — on le délaye à feu éteint, du bout des baguettes. Le tofu tremble comme un coeur, le wakame se déplie comme une chevelure dénouée dans l'eau. Bois lentement : un poème ne se précipite pas davantage qu'une soupe.
Akiko Yosano
Ingredients
  • Kombu (algue séchée)un morceau de la taille d'une main (base du dashi)
  • Katsuobushi (copeaux de bonite séchée)une poignée généreuse (umami du bouillon)
  • Misodeux à trois cuillerées (assaisonnement fermenté)
  • Tofu fraisun demi-bloc (garniture)
  • Wakame séchéune petite pincée (garniture marine)
How it was made : À l'ère Meiji, presque chaque foyer préparait son dashi du matin à partir de kombu et de katsuobushi, et chaque région avait son miso (plus clair à l'ouest, plus sombre à Tokyo). Le miso, fermenté pendant des mois, était souvent acheté chez le marchand du quartier mais encore fait maison dans les campagnes.
Sources : Naomichi Ishige, The History and Culture of Japanese Food, 2001