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Leves (la soupe-socle qui ouvre le repas)

Gulyásleves — la soupe-goulache des bouviers

EverydayDocumented🧂 🌶️facile2 h 15

Une soupe robuste de bœuf mijoté au paprika, parfumée au carvi et à l'ail, où nagent des dés de pomme de terre et de petites pâtes pincées (csipetke). Plus liquide qu'un ragoût : en Hongrie, le « goulash » est d'abord une soupe.

Leves (la soupe-socle qui ouvre le repas)

Une soupe robuste de bœuf mijoté au paprika, parfumée au carvi et à l'ail, où nagent des dés de pomme de terre et de petites pâtes pincées (csipetke). Plus liquide qu'un ragoût : en Hongrie, le « goulash » est d'abord une soupe.

Voyez-vous, on me croit homme de grands restaurants, et c'est vrai, j'y signe mes contrats. Mais la soupe que je préfère, c'est celle des bouviers de chez moi, dans la plaine. Mon cher, le secret tient en un geste : on retire le chaudron du feu avant d'y jeter le paprika, sinon il brûle et tourne à l'amer — et un paprika brûlé, c'est comme un acteur qui force, cela gâche toute la scène. On laisse mijoter lentement, sans presser, car la patience est la première vertu, au fourneau comme au studio.
Alexander Korda
Ingredients
  • Paleron de bœufune belle pièce (viande mijotée)
  • Oignonsen quantité, autant que de viande (base fondante)
  • Saindouxune grosse cuillerée (matière grasse de cuisson)
  • Paprika doux de Szegedgénéreusement (couleur et parfum)
  • Carvi (graines)une pincée (parfum signature)
  • Ailquelques gousses (aromate)
  • Pommes de terrequelques-unes (garniture)
  • Csipetke (pâte pincée œuf-farine)une poignée (petites pâtes)
How it was made : Sur la puszta, les bouviers cuisaient la viande séchée et l'oignon dans un chaudron (bogrács) suspendu au-dessus d'un feu de bois, allongeant d'eau de la rivière. Le plat passa des champs aux tables bourgeoises au XIXe siècle, devenant symbole national au moment où naissait l'identité hongroise moderne.
Sources : Károly Gundel, Hungarian Cookery Book · George Lang, The Cuisine of Hungary (1971)