Aleksandr Solzhenitsyn’s menu
Provision de route et de réserve (zapas)

Soukhari, croûtons de seigle séchés du voyageur

PreservingDocumented☕ 🧂facile1 h

Du pain de seigle coupé fin et séché au four jusqu'à devenir croquant et inaltérable. On le grignote tel quel, on le ramollit dans le thé ou la soupe. C'est le pain qui ne meurt pas, compagnon des longues routes et des temps maigres.

Provision de route et de réserve (zapas)

Du pain de seigle coupé fin et séché au four jusqu'à devenir croquant et inaltérable. On le grignote tel quel, on le ramollit dans le thé ou la soupe. C'est le pain qui ne meurt pas, compagnon des longues routes et des temps maigres.

Apprenez ceci, qui peut sauver un homme : un pain frais se gâte, mais un pain séché vous suit jusqu'au bout du monde. On coupait le seigle en tranches fines, on le faisait sécher tout doucement, et on l'enfournait dans un sac de toile. Dans les transferts, ces soukhari étaient un trésor — on les trempait dans l'eau du thé pour les amollir, et ils nourrissaient l'homme et son courage. Celui qui a une réserve de croûtons n'est jamais tout à fait perdu.
Aleksandr Solzhenitsyn
Ingredients
  • Pain de seigle noirun pain entier (base)
  • Selune pincée (facultatif) (assaisonnement)
  • Graines de carvi ou de coriandreun peu (facultatif) (arôme)
How it was made : Sécher le pain pour le conserver est une nécessité ancienne dans un pays aux hivers longs et aux distances immenses. Les soukhari accompagnaient les pèlerins, les soldats et, hélas, les convois de prisonniers ; un détenu prévoyant économisait une part de sa ration pour la sécher en prévision des jours pires. Bien secs, ils se gardaient des mois sans moisir.
Sources : Alexandre Soljenitsyne, L'Archipel du Goulag (1973) · William Pokhlebkine, L'Art de la cuisine russe (1978)