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Le kai partagé et la table néo-zélandaise
En Nouvelle-Zélande, manger se dit kai en te reo māori — un mot qui désigne autant la nourriture que le geste de la partager (manaakitanga, l'hospitalité). La journée s'organise autour d'un petit-déjeuner, du smoko (la pause-thé du matin et de l'après-midi, héritée des fermiers et des chantiers), du lunch, puis du tea (le repas du soir). Les grandes occasions se vivent autour d'un hāngī (festin cuit dans un four de terre) ou d'une table d'été dressée pour Noël, en plein soleil de décembre. Pas d'entrée-plat-dessert à la française : ici on superpose les petites assiettes à picorer, le sucré côtoie le salé toute la journée, et la table est d'abord un lieu de rassemblement.
Signature : Le kūmara
La patate douce océanienne, apportée par les ancêtres polynésiens il y a des siècles, est l'ingrédient totem de la cuisine néo-zélandaise — du hāngī māori aux assiettes végétariennes modernes. Sa chair orangée, douce et réconfortante, relie la Nouvelle-Zélande d'aujourd'hui à ses racines pacifiques. À côté, deux autres signatures locales : le miel de mānuka et les feuilles de kawakawa de la forêt native.

Jacinda Ardern at the table

1980 — ?

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