Back to Jules Ferry
Le repas bourgeois lorrain au XIXe siècle
À la table d'un notable provincial transplanté à Paris sous la IIIe République, le repas suit le service classique français de l'époque : on ouvre par le potage (la soupe du soir, fumante), on poursuit par le plat de résistance (une pièce salée, souvent une tarte ou un rôti), puis vient l'entremets sucré et enfin le café. Mais chez Ferry, le Vosgien, chaque service garde l'accent du pays : le lard fumé, la mirabelle dorée, le pain de campagne. C'est une cuisine sobre, structurée, qui dit l'attachement aux racines lorraines autant que la rigueur d'un homme d'État.
Signature : La mirabelle de Lorraine
Petite prune dorée, sucrée et légèrement acidulée, emblème du pays de Ferry. Récoltée en août dans les vergers des Vosges et de la plaine lorraine, on la mange fraîche, on la met en confiture pour l'hiver, on en garnit les tartes et on en tire l'eau-de-vie des grandes occasions. Pour un enfant des Vosges devenu ministre, c'est le goût même de la terre natale, à deux pas de l'Alsace perdue.

Jules Ferry at the table

1832 — 1893

5 period recipes