Café noir des nuits d'écriture
Un café noir et fort, infusé à l'ancienne et servi brûlant, à peine adouci. L'amertume franche qui tenait les écrivains éveillés sur leurs manuscrits.
Un café noir et fort, infusé à l'ancienne et servi brûlant, à peine adouci. L'amertume franche qui tenait les écrivains éveillés sur leurs manuscrits.
On me reproche d'avoir écrit La Chartreuse en cinquante-deux jours — comme si la rapidité était un défaut ! C'est qu'à mon côté fumait toujours une tasse de ce noir breuvage. Fort, brûlant, sans trop de sucre : il aiguise l'esprit et chasse la paresse, qui est le seul vrai péché. Bois-le comme moi, à petites gorgées, la plume en main : tu verras les idées venir au galop.
- •Café moulu (grains torréfiés) — une bonne cuillerée par tasse (base)
- •Eau bouillante — une tasse (infusion)
- •Sucre — un morceau, selon le goût (douceur facultative)
Café noir des nuits d'écriture
Un café noir et fort, infusé à l'ancienne et servi brûlant, à peine adouci. L'amertume franche qui tenait les écrivains éveillés sur leurs manuscrits.
Why this dish? Stendhal était un grand buveur de café, comme tout le Paris littéraire de son temps. Il dictait Le Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme à un rythme effréné, soutenu par ce breuvage noir — la boisson des cafés parisiens où s'écrivait et se discutait la littérature du XIXe siècle.
On me reproche d'avoir écrit La Chartreuse en cinquante-deux jours — comme si la rapidité était un défaut ! C'est qu'à mon côté fumait toujours une tasse de ce noir breuvage. Fort, brûlant, sans trop de sucre : il aiguise l'esprit et chasse la paresse, qui est le seul vrai péché. Bois-le comme moi, à petites gorgées, la plume en main : tu verras les idées venir au galop.
Ingredients (period version)
- Café moulu (grains torréfiés) — une bonne cuillerée par tasse (base)
- Eau bouillante — une tasse (infusion)
- Sucre — un morceau, selon le goût (douceur facultative)
Ingredients
- Café moulu (torréfaction foncée) — 10 g par tasse (base)
- Eau frémissante (env. 92 °C) — 120 ml par tasse (infusion)
- Sucre — selon le goût (douceur facultative)
Method
- Chauffer l'eau sans la faire bouillir à gros bouillons (juste frémissante).
- Placer le café moulu dans une cafetière à filtre (ou une cafetière de type « à la De Belloy », ancêtre du filtre, en usage dès le début du XIXe siècle).
- Verser l'eau lentement en deux fois pour bien humecter la mouture, et laisser infuser/filtrer.
- Servir brûlant dans une petite tasse, sucrer à peine ou pas du tout.
How it was made : Au temps de Stendhal, Paris comptait des centaines de cafés, lieux de sociabilité littéraire et politique. On préparait le café par infusion ou décoction ; la cafetière à percolation « à la De Belloy » (vers 1800) commençait à remplacer la simple décoction. Le café se buvait fort et chaud, signe d'esprit éveillé et de mœurs modernes.
The contemporary twist : Servi dans une petite tasse à liseré doré, avec un carré de chocolat noir à part — « le carburant du Rouge et le Noir ».
Stendhal · Charactorium