La carte de Aboû Nouwâs
Le sirop rafraîchissant (sharâb, boisson-remède de la maison)

Jullâb de roses et miel

RemèdeÉvocation🍯 🍋facile15 min

Un sirop parfumé d'eau de rose et de miel, relevé d'une pointe acidulée, qu'on allonge d'eau fraîche pour une boisson désaltérante. Considéré comme rafraîchissant et digestif par la médecine arabe médiévale, il accompagnait aussi bien les fièvres que les lendemains de festin.

Le sirop rafraîchissant (sharâb, boisson-remède de la maison)

Un sirop parfumé d'eau de rose et de miel, relevé d'une pointe acidulée, qu'on allonge d'eau fraîche pour une boisson désaltérante. Considéré comme rafraîchissant et digestif par la médecine arabe médiévale, il accompagnait aussi bien les fièvres que les lendemains de festin.

Le médecin, ce rabat-joie, m'ordonne le jullâb quand ma tête tambourine au matin. Soit ! Je fais fondre le miel dans l'eau de roses, j'y ajoute une larme de jus aigre pour réveiller le tout, et je bois cela frais à petites gorgées. C'est doux, c'est parfumé comme un jardin de Bassora, et — je l'avoue — cela répare mieux mes nuits que tous les sermons. Bois-en, toi aussi : on peut aimer la rose autant que la vigne.
Aboû Nouwâs
Ingrédients
  • Eau de roseun demi-gobelet (parfum)
  • Mielà volonté (sucre et remède)
  • Jus acide (citron, verjus)quelques gouttes (acidité)
  • Eau fraîcheà hauteur (allongement)
Comment on faisait : Le jullâb (du persan gul-âb, « eau de rose ») était un sirop médicinal et rafraîchissant courant dans la pharmacopée et la cuisine arabo-persanes. Les traités médicaux abbassides, héritiers de Galien, classaient les boissons selon le chaud et le froid ; les sirops de rose passaient pour « rafraîchir » le corps et apaiser les excès. On les conservait concentrés et on les diluait au service.
Sources : Lilia Zaouali, L'Islam à table (2007) ; Peter Heine, Food Culture in the Near East (2004)