Kwek-kwek (œufs de caille panés et frits)
Des œufs de caille durs enrobés d'une pâte orange (colorée à l'annatto) puis frits jusqu'au croustillant, embrochés et trempés dans une sauce vinaigrée pimentée. Le snack de rue par excellence, croustillant dehors, fondant dedans.
Des œufs de caille durs enrobés d'une pâte orange (colorée à l'annatto) puis frits jusqu'au croustillant, embrochés et trempés dans une sauce vinaigrée pimentée. Le snack de rue par excellence, croustillant dehors, fondant dedans.
Le soir, après le studio à Makati, on traînait dans la rue et y'avait toujours le mamang qui frit ses kwek-kwek dans son chariot. Cette couleur orange, ça t'appelle de loin, c'est l'achuete qui fait ça. Tu prends ta brochette, tu plonges dans le suka avec le siling labuyo bien fort, et tu manges debout en discutant beats. C'est pas un repas, c'est un moment, un truc de rue, de quartier. Faut que la pâte soit bien croustillante, sinon c'est pas ça — le secret c'est l'huile bien chaude.
- •Œufs de caille — une douzaine, durs et écalés (cœur)
- •Farine — pour la pâte (enrobage)
- •Graines d'annatto (achuete) — une pincée infusée (couleur orange)
- •Vinaigre de canne (suka) — un bol (sauce trempette)
- •Petit piment (siling labuyo) — selon le courage (feu)
Kwek-kwek (œufs de caille panés et frits)
Des œufs de caille durs enrobés d'une pâte orange (colorée à l'annatto) puis frits jusqu'au croustillant, embrochés et trempés dans une sauce vinaigrée pimentée. Le snack de rue par excellence, croustillant dehors, fondant dedans.
Pourquoi ce plat ? Abra a grandi dans les scènes underground et les studios de Metro Manila, où la vie se joue dans la rue. Le kwek-kwek, ces œufs orange vif frits au coin des trottoirs, est le snack des nuits de quartier — entre deux freestyles, on en attrape une brochette chez le vendeur du coin.
Le soir, après le studio à Makati, on traînait dans la rue et y'avait toujours le mamang qui frit ses kwek-kwek dans son chariot. Cette couleur orange, ça t'appelle de loin, c'est l'achuete qui fait ça. Tu prends ta brochette, tu plonges dans le suka avec le siling labuyo bien fort, et tu manges debout en discutant beats. C'est pas un repas, c'est un moment, un truc de rue, de quartier. Faut que la pâte soit bien croustillante, sinon c'est pas ça — le secret c'est l'huile bien chaude.
Ingrédients (version d’époque)
- Œufs de caille — une douzaine, durs et écalés (cœur)
- Farine — pour la pâte (enrobage)
- Graines d'annatto (achuete) — une pincée infusée (couleur orange)
- Vinaigre de canne (suka) — un bol (sauce trempette)
- Petit piment (siling labuyo) — selon le courage (feu)
Ingrédients
- Œufs de caille (ou petits œufs) — 12, durs et écalés (cœur)
- Farine — 120 g (pâte)
- Fécule de maïs — 2 c. à soupe (croustillant)
- Poudre d'annatto (ou colorant achuete) — 1 c. à café (couleur orange)
- Eau — 150 ml environ (pâte)
- Huile de friture — pour bain (cuisson)
- Vinaigre, oignon émincé, piment, sucre — pour la sauce (trempette aigre-douce-piquante)
Préparation
- Faire durcir les œufs de caille, les écaler, les rouler dans un peu de farine sèche.
- Préparer une pâte fluide : farine, fécule, annatto, sel et eau jusqu'à consistance nappante orange.
- Tremper chaque œuf dans la pâte et plonger dans l'huile bien chaude (180 °C) jusqu'à doré-croustillant.
- Mélanger le vinaigre, l'oignon, le piment et un peu de sucre pour la sauce sawsawan.
- Embrocher les kwek-kwek et servir aussitôt avec la trempette.
Comment on faisait : La couleur orange vient de l'annatto (achuete), colorant naturel d'Amérique tropicale adopté très tôt aux Philippines via le galion de Manille. Les variantes existent : le tokneneng utilise des œufs de poule, plus gros. Ces snacks frits sont nés de la culture du chariot ambulant des villes philippines du XXe siècle.
Le twist contemporain : Sur Instagram, les vendeurs de Manila les servent désormais en barquette avec sauce à étages (sucrée, vinaigrée, ultra-piquante « extreme »), façon défi viral.
Sources : Doreen G. Fernandez, Tikim: Essays on Philippine Food and Culture, 1994
Abra · Charactorium