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Fricassée de poulet de Mary Todd
Pourquoi ce plat ? La fricassée de poulet servie sur des biscuits était, dit-on, le plat favori d'Abraham Lincoln, préparée par son épouse Mary Todd Lincoln pour recevoir à Springfield. C'était le repas des grands jours dans une maison par ailleurs frugale.
Du poulet doré puis mijoté dans son jus lié, nappé sur des biscuits au babeurre (beaten biscuits). Un plat réconfortant et nourrissant, réservé aux invités et aux dimanches.
Madame Lincoln tient cette recette de sa famille du Kentucky, et je vous avoue n'avoir jamais trouvé table plus accueillante. Elle fait revenir le poulet jusqu'à belle couleur, puis le laisse prendre patience dans sa sauce pendant qu'on cuit les biscuits. Quand les invités arrivent à Springfield, on dresse le tout fumant, et j'oublie pour un soir les soucis du barreau. Un bon plat, voyez-vous, délie les langues mieux qu'un long discours.
- •Poulet fermier en morceaux — un poulet (viande)
- •Farine de blé — de quoi enrober (dorure et liaison)
- •Beurre et saindoux — à discrétion (cuisson)
- •Bouillon ou eau — pour couvrir (sauce)
- •Lait ou crème — un peu (onctuosité)
- •Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Fricassée de poulet de Mary Todd
Du poulet doré puis mijoté dans son jus lié, nappé sur des biscuits au babeurre (beaten biscuits). Un plat réconfortant et nourrissant, réservé aux invités et aux dimanches.
Pourquoi ce plat ? La fricassée de poulet servie sur des biscuits était, dit-on, le plat favori d'Abraham Lincoln, préparée par son épouse Mary Todd Lincoln pour recevoir à Springfield. C'était le repas des grands jours dans une maison par ailleurs frugale.
Madame Lincoln tient cette recette de sa famille du Kentucky, et je vous avoue n'avoir jamais trouvé table plus accueillante. Elle fait revenir le poulet jusqu'à belle couleur, puis le laisse prendre patience dans sa sauce pendant qu'on cuit les biscuits. Quand les invités arrivent à Springfield, on dresse le tout fumant, et j'oublie pour un soir les soucis du barreau. Un bon plat, voyez-vous, délie les langues mieux qu'un long discours.
Ingrédients (version d’époque)
- Poulet fermier en morceaux — un poulet (viande)
- Farine de blé — de quoi enrober (dorure et liaison)
- Beurre et saindoux — à discrétion (cuisson)
- Bouillon ou eau — pour couvrir (sauce)
- Lait ou crème — un peu (onctuosité)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Cuisses et hauts de cuisse de poulet — 6 morceaux (viande)
- Farine — 4 c. à soupe (enrobage et liaison)
- Beurre — 40 g (cuisson)
- Bouillon de volaille — 400 ml (sauce)
- Crème liquide — 100 ml (onctuosité)
- Sel, poivre — selon le goût (assaisonnement)
Préparation
- Saler, poivrer et fariner les morceaux de poulet.
- Les faire dorer dans le beurre, dans une cocotte, sur toutes les faces. Réserver.
- Saupoudrer le reste de farine dans la graisse, remuer 1 min, puis verser le bouillon en fouettant.
- Remettre le poulet, couvrir et laisser mijoter 35 à 40 min à feu doux.
- En fin de cuisson, ajouter la crème, rectifier l'assaisonnement.
- Servir nappé sur des biscuits au babeurre fendus en deux (ou à défaut des scones nature).
Comment on faisait : Au XIXe siècle, on accompagnait ce plat de beaten biscuits : une pâte sans levure qu'on battait longuement au maillet pour l'aérer, tradition des cuisines du Sud d'où venait Mary Todd. La sauce, simplement liée à la farine et au lait, témoigne d'une cuisine de bonne maison sans être luxueuse.
Le twist contemporain : Dresser le poulet sur un biscuit ouvert façon « open-faced », parsemé de ciboulette, comme un brunch d'inspiration Springfield.
Sources : Rae Katherine Eighmey, Abraham Lincoln in the Kitchen, Smithsonian Books, 2014 · Mary Todd Lincoln, recettes familiales du Kentucky (tradition transmise)
Abraham Lincoln · Charactorium





