La carte de Aimé Césaire
Dousè — les douceurs de la table créole

Blanc-manger coco

FestifDocumentée🍯facile20 min (+ 4 h de prise)

Crème prise au lait de coco, parfumée de zeste de citron vert et de cannelle, démoulée bien froide. Douce, tremblotante, c'est la note sucrée des grands jours.

Pourquoi ce plat ? Les fêtes martiniquaises et les baptêmes se terminent sur le blanc-manger coco, frais et tremblant. Césaire, attaché aux fruits tropicaux et aux douceurs du pays, retrouvait dans ce dessert au lait de coco la mémoire sucrée de l'enfance créole.
Après le piment et le rhum, il faut bien une douceur, n'est-ce pas ? Le blanc-manger coco, c'est la tendresse de nos fêtes. On râpait le coco frais, on en pressait le lait à la main, on le parfumait d'un zeste de citron vert et d'un soupçon de cannelle. On le laissait prendre au frais — un luxe, en ces temps ! — et on le démoulait, tremblant, sur un plat. Crois-moi, vois ce blanc tremblotant : c'est l'enfance qui te revient toute entière.
Aimé Césaire
Ingrédients
  • Noix de coco fraîcheune grosse (lait de coco)
  • Sucre de canneà votre goût (douceur)
  • Citron vert (zeste)un (parfum)
  • Cannelleun bâton (parfum)
Comment on faisait : Avant la réfrigération, le blanc-manger se prenait grâce à la « colle de poisson » ou à l'amidon, et restait un dessert des grandes occasions. Le coco, omniprésent dans les jardins créoles, était râpé et pressé à la main pour en extraire le lait, geste quotidien des cuisines antillaises.