La carte de Alain Colas
Le biscuit de mer du grand large
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Réserve de cale — vivres de longue conservation

Le biscuit de mer du grand large

ConservationReconstitution🧂facile1 h 45
Réserve de cale — vivres de longue conservation

Le biscuit de mer du grand large

Pourquoi ce plat ? Sur la Transat anglaise ou le tour du monde, les semaines de solitude exigeaient des vivres qui ne moisissent jamais. Le biscuit de mer, dur comme bois et increvable, est l'ancêtre direct des rations sèches qu'emportait Colas : du pain qui défie le temps et l'humidité salée.

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Réserve de cale — vivres de longue conservation

Une galette sèche de farine et d'eau, cuite deux fois pour chasser toute humidité, qui se garde des mois. On la croque telle quelle ou on la trempe dans le café et le bouillon. Le pain increvable des marins.

Le pain frais, en mer, ne dure pas trois jours : il moisit, il pourrit, l'air salé a raison de tout. Alors on embarque le biscuit de mer, dur comme une planche, qui se moque des semaines et de l'humidité. Tu le trempes dans ton café ou ton bouillon pour l'amollir, sinon gare à tes dents ! Ce n'est pas un régal de gourmet, mais c'est le compagnon fidèle des longues traversées — celui qui est encore là quand tout le reste a tourné.
Alain Colas
Ingrédients
  • Farine de fromentbeaucoup (base)
  • Eaujuste assez (liant)
  • Selune pincée (goût et conservation)
Comment on faisait : Le biscuit de mer (ou « biscuit de cale ») a nourri les marins pendant des siècles : double cuisson pour évacuer l'eau, donc résistance à la moisissure. Au XXe siècle, la course au large lui a substitué peu à peu les rations lyophilisées, mais l'idée — un vivre sec increvable — est restée la colonne vertébrale de tout avitaillement de traversée.

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