La popote du quart
À bord d'un voilier de course en solitaire, il n'y a ni entrée, ni plat, ni dessert, ni horaire. On mange au rythme des quarts : un coup chaud quand la mer le permet, un en-cas qu'on attrape d'une main accroché de l'autre, une boisson qui réchauffe avant de remonter sur le pont dans la nuit. La structure du repas, c'est l'effort, le froid et la fatigue qui la commandent — pas la pendule. Tout doit tenir dans peu d'eau douce, se conserver des semaines, et se manger debout, calé contre le roof.
Signature : La conserve et le lyophilisé réhydratés à l'eau comptée
Le geste emblématique de l'âge d'or de la course au large : faire bouillir un fond d'eau douce — chaque litre est compté — pour réveiller un plat lyophilisé ou réchauffer une boîte. Cette technique de conservation, héritée des expéditions polaires et de la marine, est ce qui rend possible la traversée d'un océan seul à bord pendant des semaines.
Alain Colas à table
1943 — 1978
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienLa gamelle de bœuf-carottes réhydratée du bord
Coup chaud du quart
🧂 🍄· 2 h 15
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🍋
FestifPoisson cru au lait de coco, à la façon de Papeete (inspiré du ia ota)
Ma'a — table partagée tahitienne
🍋 🧂· 25 min
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🧂
ConservationLe biscuit de mer du grand large
Réserve de cale — vivres de longue conservation
🧂· 1 h 45
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🍯
BoissonLe grog du quart de nuit
Boisson de réchauffe — coutume marine
🍯 🍋· 5 min
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🍯
en-casLe pain d'épices du pays de Clamecy
Vivre de poche — douceur de réserve
🍯 🌶️· 1 h 10
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