Pain d'orge de marche
Une galette d'orge épaisse et rustique, à peine levée, cuite sur une pierre brûlante. Son goût terreux, un peu amer, se garde plusieurs jours et se trempe dans le lait, le bouillon ou le vin pour s'attendrir.
Une galette d'orge épaisse et rustique, à peine levée, cuite sur une pierre brûlante. Son goût terreux, un peu amer, se garde plusieurs jours et se trempe dans le lait, le bouillon ou le vin pour s'attendrir.
Tu veux savoir ce que mange un Goth quand il n'y a ni festin ni cité à prendre ? Ceci. De l'orge moulue, de l'eau, du sel, cuite sur la pierre du foyer jusqu'à ce qu'elle durcisse comme un bouclier. Elle n'est pas tendre, je te l'accorde, mais elle ne pourrit pas et elle ne trahit pas. Trempe-la dans ton lait ou dans le vin pris à l'ennemi, et elle te portera d'une aube à l'autre. Un ventre plein vaut une bataille à demi gagnée.
- •Farine d'orge — le plein d'un bol (céréale de base)
- •Eau — ce qu'il faut (liant)
- •Sel — une pincée (goût et conservation)
- •Levain de la veille — un peu, si on en a (légère levée (facultatif))
Pain d'orge de marche
Une galette d'orge épaisse et rustique, à peine levée, cuite sur une pierre brûlante. Son goût terreux, un peu amer, se garde plusieurs jours et se trempe dans le lait, le bouillon ou le vin pour s'attendrir.
Pourquoi ce plat ? Une armée wisigothe qui descend toute l'Italie ne mange pas tous les jours du sanglier. Sur les longues routes de Pollentia à Cosenza, c'est cette galette d'orge dure, cuite à l'avance et glissée dans la besace, qui tenait les guerriers d'Alaric debout entre deux pillages de greniers.
Tu veux savoir ce que mange un Goth quand il n'y a ni festin ni cité à prendre ? Ceci. De l'orge moulue, de l'eau, du sel, cuite sur la pierre du foyer jusqu'à ce qu'elle durcisse comme un bouclier. Elle n'est pas tendre, je te l'accorde, mais elle ne pourrit pas et elle ne trahit pas. Trempe-la dans ton lait ou dans le vin pris à l'ennemi, et elle te portera d'une aube à l'autre. Un ventre plein vaut une bataille à demi gagnée.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'orge — le plein d'un bol (céréale de base)
- Eau — ce qu'il faut (liant)
- Sel — une pincée (goût et conservation)
- Levain de la veille — un peu, si on en a (légère levée (facultatif))
Ingrédients
- Farine d'orge — 300 g (céréale de base)
- Farine de froment — 100 g (donne un peu de tenue)
- Eau tiède — 250 ml environ (liant)
- Sel — 1 c. à café (goût)
- Levain ou pincée de levure — facultatif (légère levée)
Préparation
- Mélange les farines et le sel, ajoute l'eau peu à peu jusqu'à obtenir une pâte ferme, non collante.
- Pétris brièvement et façonne des galettes plates d'environ 1,5 cm d'épaisseur.
- Si tu utilises un levain, laisse reposer une heure ; sinon, cuis aussitôt.
- Cuis sur une pierre ou une poêle en fonte très chaude, sans matière grasse, 6 à 8 minutes par face.
- Laisse refroidir et sécher complètement : la galette se garde alors plusieurs jours et se trempe avant de la manger.
Comment on faisait : L'orge, plus rustique que le froment, était la céréale du pauvre et du soldat dans tout le monde antique. Cuit en galettes sèches, le pain d'orge se transportait sans se gâter — l'équivalent germanique du biscuit de marche. Les Romains méprisaient l'orge comme nourriture de troupe punie, mais les Goths en faisaient un compagnon de route.
Le twist contemporain : Une version « trek » saupoudrée de graines de carvi ou de sésame, à emporter en randonnée comme un crackbread nordique.
Alaric Ier · Charactorium