Hirsemus — bouillie de millet au beurre et au miel
Une bouillie de millet cuite longuement dans le lait, lissée au beurre et adoucie d'un filet de miel. Simple, chaude et réconfortante, c'est le déjeuner d'atelier par excellence : on la mange à la cuiller dans une écuelle de terre.
Une bouillie de millet cuite longuement dans le lait, lissée au beurre et adoucie d'un filet de miel. Simple, chaude et réconfortante, c'est le déjeuner d'atelier par excellence : on la mange à la cuiller dans une écuelle de terre.
Vois-tu, je note tout ce qui entre dans ma bourse et dans mon ventre, car un homme prudent connaît la valeur d'un sou. Le matin, avant de prendre le burin, ma femme Agnès fait cuire le millet dans le lait jusqu'à ce qu'il devienne tendre comme du velours ; on y jette un bon morceau de beurre et un trait de miel, et l'on en a chaud au corps pour toute la matinée. C'est nourriture de pauvre comme de riche, et nul n'en rougit à Nuremberg.
- •Millet — une bonne poignée par convive (céréale de base)
- •Lait — à couvrir largement (cuisson)
- •Beurre — un beau morceau (liant et richesse)
- •Miel — selon le goût (douceur)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Hirsemus — bouillie de millet au beurre et au miel
Une bouillie de millet cuite longuement dans le lait, lissée au beurre et adoucie d'un filet de miel. Simple, chaude et réconfortante, c'est le déjeuner d'atelier par excellence : on la mange à la cuiller dans une écuelle de terre.
Pourquoi ce plat ? Dürer tenait ses comptes avec une minutie célèbre, notant chaque dépense de bouche dans son journal. Une bouillie de millet, peu coûteuse et roborative, était le plat de tous les jours des foyers de Nuremberg, même aisés : de quoi nourrir l'atelier avant une longue journée de gravure.
Vois-tu, je note tout ce qui entre dans ma bourse et dans mon ventre, car un homme prudent connaît la valeur d'un sou. Le matin, avant de prendre le burin, ma femme Agnès fait cuire le millet dans le lait jusqu'à ce qu'il devienne tendre comme du velours ; on y jette un bon morceau de beurre et un trait de miel, et l'on en a chaud au corps pour toute la matinée. C'est nourriture de pauvre comme de riche, et nul n'en rougit à Nuremberg.
Ingrédients (version d’époque)
- Millet — une bonne poignée par convive (céréale de base)
- Lait — à couvrir largement (cuisson)
- Beurre — un beau morceau (liant et richesse)
- Miel — selon le goût (douceur)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Millet décortiqué — 150 g (céréale de base)
- Lait entier — 75 cl (cuisson)
- Beurre — 30 g (liant et richesse)
- Miel — 2 cuillères à soupe (douceur)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Cannelle en poudre — 1 pincée (facultatif) (parfum)
Préparation
- Rincer le millet à l'eau froide puis l'égoutter.
- Porter le lait à frémissement avec la pincée de sel, verser le millet.
- Cuire à feu doux 25 à 30 minutes en remuant souvent, jusqu'à obtenir une bouillie tendre et crémeuse ; ajouter un peu de lait chaud si elle épaissit trop.
- Hors du feu, incorporer le beurre puis le miel.
- Servir bien chaud dans des écuelles, avec une pincée de cannelle pour ceux qui aiment.
Comment on faisait : Le millet était une céréale-clé de l'Europe du Nord avant que le maïs (interdit ici, venu des Amériques) ne s'impose bien plus tard. On le cuisait longuement dans le lait ou le bouillon, et le pot de bouillie mijotait souvent au coin de l'âtre toute la matinée.
Le twist contemporain : Servez-la façon bol du matin : millet crémeux, miel de châtaignier, quelques noisettes torréfiées et une râpée de poire — un clin d'œil au bloc de poirier que Dürer gravait.
Albrecht Dürer · Charactorium