Retour à Albrecht Dürer
Die bürgerliche Mahlzeit — la tablée du bourgeois de Nuremberg
Chez un maître artisan aisé de Nuremberg à la Renaissance, le repas ne se découpe pas en entrée-plat-dessert mais s'organise autour d'un socle nourrissant (une bouillie de céréales ou un potage, le Mus), suivi d'une pièce de viande rôtie ou bouillie pour les jours fastes, et accompagné du pain de seigle omniprésent. À part, on tient le Würzwerk et le Backwerk — les épiceries et pâtisseries d'épices, conservées dans des boîtes, que l'on grignote, offre ou emporte en voyage. Le vin du Rhin coule à table, souvent réchauffé et épicé l'hiver.
Signature : Les épices de Nuremberg
Nuremberg est l'un des grands carrefours du commerce des épices en Europe du Nord : gingembre, cannelle, clou de girofle, cardamome, poivre et safran y arrivent de Venise — la ville même où Dürer alla apprendre. Ce coffre à épices parfume aussi bien le pain d'épices que le vin chaud, et signe le goût de la bourgeoisie de la cité.

Albrecht Dürer à table

1471 — 1528

5 recettes d’époque