Bol de riz au thon grillé d'Honolulu
Un bol de riz blanc bien chaud, couronné d'un pavé de thon juste saisi, frotté de sel et arrosé de quelques gouttes de sauce salée. Le plat de tous les jours : rapide, droit, sans chichi.
Un bol de riz blanc bien chaud, couronné d'un pavé de thon juste saisi, frotté de sel et arrosé de quelques gouttes de sauce salée. Le plat de tous les jours : rapide, droit, sans chichi.
Voyez-vous, je n'avais guère le loisir de m'attarder à table : la verrerie m'attendait et l'huile ne se laissait pas distiller toute seule. Au marché d'Honolulu je prenais un beau morceau de thon, bien frais, que je passais vivement à la poêle avec une pincée de sel, et je le posais sur mon riz. C'était propre, c'était bon, et cela me tenait jusqu'au soir. Une chimiste apprend vite qu'un bon repas, comme une bonne réaction, ne demande que les bons ingrédients et un peu de chaleur.
- •Riz blanc — un bol par personne (socle amidon)
- •Thon frais (aku) — un pavé par personne (protéine)
- •Sel marin — une pincée (assaisonnement)
- •Sauce de soja (des plantations) — quelques gouttes (umami)
- •Oignon vert — quelques brins (fraîcheur)
Bol de riz au thon grillé d'Honolulu
Un bol de riz blanc bien chaud, couronné d'un pavé de thon juste saisi, frotté de sel et arrosé de quelques gouttes de sauce salée. Le plat de tous les jours : rapide, droit, sans chichi.
Pourquoi ce plat ? Universitaire au College of Hawaii, Alice mangeait simple et vite entre deux séances de laboratoire. À Honolulu, le bol de riz surmonté d'un morceau de poisson frais du marché était le repas ordinaire, frugal et nourrissant, d'une étudiante absorbée par ses recherches.
Voyez-vous, je n'avais guère le loisir de m'attarder à table : la verrerie m'attendait et l'huile ne se laissait pas distiller toute seule. Au marché d'Honolulu je prenais un beau morceau de thon, bien frais, que je passais vivement à la poêle avec une pincée de sel, et je le posais sur mon riz. C'était propre, c'était bon, et cela me tenait jusqu'au soir. Une chimiste apprend vite qu'un bon repas, comme une bonne réaction, ne demande que les bons ingrédients et un peu de chaleur.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz blanc — un bol par personne (socle amidon)
- Thon frais (aku) — un pavé par personne (protéine)
- Sel marin — une pincée (assaisonnement)
- Sauce de soja (des plantations) — quelques gouttes (umami)
- Oignon vert — quelques brins (fraîcheur)
Ingrédients
- Riz à grain rond ou japonais — 150 g cru (socle amidon)
- Pavé de thon — 2 × 120 g (protéine)
- Sauce soja — 2 c. à soupe (umami)
- Huile neutre — 1 c. à soupe (cuisson)
- Oignon vert émincé — 2 tiges (fraîcheur)
- Sel et poivre — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Rincer le riz et le cuire à l'eau jusqu'à absorption complète ; laisser reposer couvert 5 min.
- Saler le thon sur les deux faces. Chauffer fort l'huile dans une poêle.
- Saisir le thon 1 min par face pour un cœur encore rosé (ou plus longtemps si on le préfère cuit).
- Dresser le riz dans un bol, poser le thon dessus, arroser de sauce soja et parsemer d'oignon vert.
Comment on faisait : Le riz, apporté par les ouvriers chinois et japonais des plantations de canne, était devenu l'amidon de base à Hawaï, supplantant parfois le poi de taro chez les citadins. Le poisson frais, pêché chaque matin, se mangeait souvent à peine cuit, voire cru — ancêtre du poke moderne.
Le twist contemporain : Servez le thon vraiment saisi-cru et ajoutez un trait d'huile de sésame et des graines : votre bol devient un poke d'aujourd'hui, droit descendu du marché d'Honolulu de 1915.
Alice Ball · Charactorium