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Hippocras au vin et aux épices
Pourquoi ce plat ? L'hippocras tient son nom du médecin grec Hippocrate, dont Paré, chirurgien lettré, connaissait l'œuvre. Ce vin d'épices, filtré dans la « manche d'Hippocras », était à la fois boisson de fête et breuvage réputé médicinal — au croisement exact de la table et de la médecine où vivait Paré.
Un vin rouge chaud d'épices et de sucre, filtré jusqu'à la limpidité, servi avec des oublies pour clore le repas.
Avant que de se lever de table, on sert l'hippocras, ainsi nommé d'après le grand Hippocrate dont nous autres médecins tenons toute science. Je prends bon vin vermeil, j'y jette cannelle, gingembre et clou de girofle, force sucre, et laisse le tout s'embaumer une nuit durant. Puis je le passe et repasse par la chausse de drap jusqu'à ce qu'il soit clair comme rubis. Bu à petits traits, il réjouit le cœur, échauffe l'estomac débile et clôt dignement le repas — remède et plaisir tout ensemble, comme j'aime les choses.
- •Bon vin rouge — une pinte (base)
- •Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- •Gingembre — un morceau (épice chaude)
- •Clou de girofle — quelques-uns (épice)
- •Sucre — à volonté (douceur)
- •Graine de paradis — une pincée (épice rare)
Hippocras au vin et aux épices
Un vin rouge chaud d'épices et de sucre, filtré jusqu'à la limpidité, servi avec des oublies pour clore le repas.
Pourquoi ce plat ? L'hippocras tient son nom du médecin grec Hippocrate, dont Paré, chirurgien lettré, connaissait l'œuvre. Ce vin d'épices, filtré dans la « manche d'Hippocras », était à la fois boisson de fête et breuvage réputé médicinal — au croisement exact de la table et de la médecine où vivait Paré.
Avant que de se lever de table, on sert l'hippocras, ainsi nommé d'après le grand Hippocrate dont nous autres médecins tenons toute science. Je prends bon vin vermeil, j'y jette cannelle, gingembre et clou de girofle, force sucre, et laisse le tout s'embaumer une nuit durant. Puis je le passe et repasse par la chausse de drap jusqu'à ce qu'il soit clair comme rubis. Bu à petits traits, il réjouit le cœur, échauffe l'estomac débile et clôt dignement le repas — remède et plaisir tout ensemble, comme j'aime les choses.
Ingrédients (version d’époque)
- Bon vin rouge — une pinte (base)
- Cannelle — un bâton (épice maîtresse)
- Gingembre — un morceau (épice chaude)
- Clou de girofle — quelques-uns (épice)
- Sucre — à volonté (douceur)
- Graine de paradis — une pincée (épice rare)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 75 cl (base)
- Bâton de cannelle — 1 (épice maîtresse)
- Gingembre frais — 3 fines tranches (épice chaude)
- Clous de girofle — 3 (épice)
- Sucre — 80 à 100 g (douceur)
- Noix de muscade râpée — 1 pointe (épice complémentaire)
Préparation
- Verser le vin dans un récipient, ajouter le sucre et remuer jusqu'à dissolution.
- Ajouter cannelle, gingembre, clous de girofle et muscade ; couvrir.
- Laisser infuser à froid de 6 à 12 heures (ou tiédir doucement sans bouillir pour gagner du temps).
- Filtrer soigneusement à travers un linge fin ou un filtre à café jusqu'à parfaite limpidité.
- Servir frais ou légèrement tiède, en petites quantités, avec des gaufrettes sèches (oublies).
Comment on faisait : On ne chauffait pas forcément l'hippocras : il se faisait souvent par macération à froid, puis filtration répétée dans une « manche » de tissu conique. Boisson de l'issue de table, il accompagnait les dragées et les confitures sèches et passait pour fortifier la digestion.
Le twist contemporain : Servir en petits verres à liqueur givrés, avec un bâton de cannelle en touillette et une gaufrette fine posée en travers du verre.
Sources : Le Ménagier de Paris · Traités d'office de la Renaissance
Ambroise Paré · Charactorium





