Tuwon dawa da miya kuka (pâte de sorgho, sauce aux feuilles de baobab)
Une pâte de sorgho ferme et tiède, qu'on façonne en boulettes du bout des doigts pour les tremper dans une sauce vert sombre, un peu gluante, faite de feuilles de baobab séchées et relevée de dawadawa. Rassasiant, réconfortant, c'est le goût même du quotidien sahélien.
Une pâte de sorgho ferme et tiède, qu'on façonne en boulettes du bout des doigts pour les tremper dans une sauce vert sombre, un peu gluante, faite de feuilles de baobab séchées et relevée de dawadawa. Rassasiant, réconfortant, c'est le goût même du quotidien sahélien.
Approche, et n'aie pas honte de manger avec tes mains comme nous le faisons à Zazzau. Tu prends une boulette de tuwo, tu creuses ton pouce dedans, et tu la plonges dans la miya kuka — vois comme la sauce s'accroche. Mes guerriers en avalaient avant de monter à cheval, car cette pâte tient au ventre tout le jour de marche. Ne lésine jamais sur le dawadawa : sans lui, la soupe n'a pas d'âme, et une reine ne sert pas à sa table une soupe sans âme.
- •Farine de sorgho (dawa) — une bonne écuelle (base de la pâte)
- •Eau de puits — à volonté (cuisson de la pâte)
- •Feuilles de baobab séchées et pilées (kuka) — une poignée (corps et liant de la sauce)
- •Dawadawa (néré fermenté) — deux galettes émiettées (umami, fond salé fermenté)
- •Beurre de karité ou graisse de mouton — une cuillerée (matière grasse)
- •Sel gemme — selon le goût (assaisonnement)
Tuwon dawa da miya kuka (pâte de sorgho, sauce aux feuilles de baobab)
Une pâte de sorgho ferme et tiède, qu'on façonne en boulettes du bout des doigts pour les tremper dans une sauce vert sombre, un peu gluante, faite de feuilles de baobab séchées et relevée de dawadawa. Rassasiant, réconfortant, c'est le goût même du quotidien sahélien.
Pourquoi ce plat ? C'est le repas de tous les jours du peuple haoussa que partageait Amina : la bouillie de sorgho évoquée dans son alimentation connue, mangée à la main avec une sauce de feuilles. Avant et après les campagnes, c'est cette pâte simple qui nourrissait la cité de Zazzau, des soldats jusqu'à la reine.
Approche, et n'aie pas honte de manger avec tes mains comme nous le faisons à Zazzau. Tu prends une boulette de tuwo, tu creuses ton pouce dedans, et tu la plonges dans la miya kuka — vois comme la sauce s'accroche. Mes guerriers en avalaient avant de monter à cheval, car cette pâte tient au ventre tout le jour de marche. Ne lésine jamais sur le dawadawa : sans lui, la soupe n'a pas d'âme, et une reine ne sert pas à sa table une soupe sans âme.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de sorgho (dawa) — une bonne écuelle (base de la pâte)
- Eau de puits — à volonté (cuisson de la pâte)
- Feuilles de baobab séchées et pilées (kuka) — une poignée (corps et liant de la sauce)
- Dawadawa (néré fermenté) — deux galettes émiettées (umami, fond salé fermenté)
- Beurre de karité ou graisse de mouton — une cuillerée (matière grasse)
- Sel gemme — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine de sorgho (ou de mil) — 250 g (base de la pâte)
- Eau — 750 ml + un peu (cuisson)
- Poudre de feuilles de baobab (kuka) — 3 c. à soupe (liant et goût de la sauce)
- Dawadawa / iru — 2 c. à soupe émiettées (umami fermenté (à défaut : 1 c. à café de miso doux))
- Beurre de karité comestible ou huile de sésame — 1 c. à soupe (matière grasse)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
Préparation
- Portez 500 ml d'eau à ébullition. Délayez à part la farine de sorgho dans un peu d'eau froide pour éviter les grumeaux.
- Versez la moitié de la farine délayée dans l'eau bouillante, remuez vigoureusement avec une cuillère en bois jusqu'à épaississement.
- Ajoutez peu à peu le reste de farine en battant fort, couvrez et laissez cuire 8 à 10 min à feu doux : la pâte doit être lisse et ferme. Réservez au chaud.
- Pour la sauce, faites chauffer 250 ml d'eau avec le dawadawa émietté et le sel ; laissez infuser 5 min.
- Délayez la poudre de baobab dans un peu d'eau froide, versez-la dans la sauce en remuant : elle épaissit et devient soyeuse. Ajoutez la matière grasse, cuisez 5 min.
- Façonnez le tuwo en boulettes humectées et servez-le à côté de la miya kuka bien chaude.
Comment on faisait : À l'époque d'Amina, le sorgho et le mil étaient pilés au mortier puis cuits dans des marmites de terre sur trois pierres. Les feuilles de baobab récoltées à la saison des pluies étaient séchées et réduites en poudre pour durer toute l'année — une conserve végétale précieuse au Sahel. Le dawadawa, fabriqué par les femmes par fermentation des graines de néré, était (et reste) l'assaisonnement-roi avant toute idée de cube de bouillon.
Le twist contemporain : Dressez la pâte en quenelle lissée à la cuillère trempée dans l'eau, nappée d'un trait de sauce kuka et d'une pluie de dawadawa grillé et concassé en « poudre umami ».
Amina de Zaria · Charactorium