Patates douces braisées et goyave, en-cas de voyage
Des patates douces cuites lentement sous la cendre, fondantes et naturellement sucrées, mariées à la pulpe parfumée de goyave. Un en-cas doux, énergétique et transportable, qui se mange tiède ou froid sur la route.
Des patates douces cuites lentement sous la cendre, fondantes et naturellement sucrées, mariées à la pulpe parfumée de goyave. Un en-cas doux, énergétique et transportable, qui se mange tiède ou froid sur la route.
Quand je quitte Xaragua pour rejoindre Maguana, par-delà les montagnes, je ne charge pas mes porteurs de marmites. J'emporte la batata, glissée tout entière sous la braise jusqu'à ce que sa chair devienne miel, et la goyave que l'on cueille mûre au bord du sentier. Cela suffit à tenir une journée de marche le ventre content. La vraie reine, vois-tu, sait voyager léger comme un chant qu'on emporte de village en village.
- •Patate douce (batata) — plusieurs racines (féculent sucré, à cuire sous la cendre)
- •Goyave mûre — quelques fruits (fruit parfumé)
Patates douces braisées et goyave, en-cas de voyage
Des patates douces cuites lentement sous la cendre, fondantes et naturellement sucrées, mariées à la pulpe parfumée de goyave. Un en-cas doux, énergétique et transportable, qui se mange tiède ou froid sur la route.
Pourquoi ce plat ? Le cacicazgo d'Anacaona s'étendait entre Xaragua et le centre montagneux de Maguana, royaume de son époux : ces déplacements de cour exigeaient des vivres simples et nourrissants, comme la patate douce braisée sous la cendre et les fruits mûrs glissés dans un panier.
Quand je quitte Xaragua pour rejoindre Maguana, par-delà les montagnes, je ne charge pas mes porteurs de marmites. J'emporte la batata, glissée tout entière sous la braise jusqu'à ce que sa chair devienne miel, et la goyave que l'on cueille mûre au bord du sentier. Cela suffit à tenir une journée de marche le ventre content. La vraie reine, vois-tu, sait voyager léger comme un chant qu'on emporte de village en village.
Ingrédients (version d’époque)
- Patate douce (batata) — plusieurs racines (féculent sucré, à cuire sous la cendre)
- Goyave mûre — quelques fruits (fruit parfumé)
Ingrédients
- Patates douces — 4 moyennes (base)
- Goyaves mûres (ou pâte de goyave) — 3 fruits (ou 100 g de pâte) (garniture fruitée)
- Sel de mer — 1 pincée (contraste (facultatif))
Préparation
- Lavez les patates douces sans les éplucher. Cuisez-les au four à 200 °C pendant 45 à 60 minutes (ou directement sous la braise/cendre pour rester fidèle à l'époque), jusqu'à ce qu'une lame s'enfonce sans résistance.
- Laissez tiédir, fendez-les en deux : la chair doit être fondante, presque caramélisée aux bords.
- Écrasez grossièrement la pulpe de goyave (retirez les pépins si vous le souhaitez) ou tranchez la pâte de goyave.
- Garnissez chaque demi-patate de pulpe de goyave, ajoutez une micro-pincée de sel pour réveiller le sucré.
- Laissez refroidir complètement avant d'emballer dans une feuille : l'en-cas se transporte et se mange tiède ou froid.
Comment on faisait : La patate douce, domestiquée très tôt dans les Caraïbes, était cuite sous la cendre ou bouillie. Avec le casabe (qui se conserve des semaines) et les fruits, elle formait la base des provisions taïno pour les déplacements en pirogue ou à pied entre les cacicazgos de l'île.
Le twist contemporain : Roulez le tout dans une feuille de bananier (arrivée plus tard) ou un papier sulfurisé en mini-papillote sucrée : un en-cas de randonnée pré-colombien, sans aucun sucre ajouté.
Sources : Irving Rouse, The Tainos: Rise and Decline of the People Who Greeted Columbus (1992)
Anacaona · Charactorium