Vin résiné au miel pour la libation
Un vin rouge réchauffé et parfumé de miel et de résine de pin (mastic), tel qu'on aromatisait le vin antique avant de le verser en libation aux dieux.
Un vin rouge réchauffé et parfumé de miel et de résine de pin (mastic), tel qu'on aromatisait le vin antique avant de le verser en libation aux dieux.
Verse, mortel, et ne tremble pas. Le vin pour les dieux n'est pas le vin des tavernes : on l'épaissit de miel pour adoucir l'âpreté, on y noue le souffle résineux des pins du Sapanu. Tu en répands d'abord une part sur la terre — c'est ma coupe, je la bois avec toi sans que tu me voies. Puis tu portes le reste à tes lèvres et tu sens la guerre se changer en chaleur dans ta poitrine. Bois lentement : même une déesse furieuse aime qu'on l'honore avec patience.
- •Vin rouge — une jarre (base)
- •Miel — à volonté (douceur)
- •Résine de térébinthe ou mastic — un fragment (parfum sacré)
- •Eau — pour couper (le vin antique se buvait coupé)
Vin résiné au miel pour la libation
Un vin rouge réchauffé et parfumé de miel et de résine de pin (mastic), tel qu'on aromatisait le vin antique avant de le verser en libation aux dieux.
Pourquoi ce plat ? Les jarres de vin faisaient partie des offrandes versées pour Anat lors des sacrifices. Le vin coule abondamment dans les banquets divins ougaritiques ; en verser une libation, c'était inviter la déesse au festin. Ce vin parfumé évoque la coupe qu'on lui présentait.
Verse, mortel, et ne tremble pas. Le vin pour les dieux n'est pas le vin des tavernes : on l'épaissit de miel pour adoucir l'âpreté, on y noue le souffle résineux des pins du Sapanu. Tu en répands d'abord une part sur la terre — c'est ma coupe, je la bois avec toi sans que tu me voies. Puis tu portes le reste à tes lèvres et tu sens la guerre se changer en chaleur dans ta poitrine. Bois lentement : même une déesse furieuse aime qu'on l'honore avec patience.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin rouge — une jarre (base)
- Miel — à volonté (douceur)
- Résine de térébinthe ou mastic — un fragment (parfum sacré)
- Eau — pour couper (le vin antique se buvait coupé)
Ingrédients
- Vin rouge corsé — 75 cl (base)
- Miel — 3 c. à soupe (douceur)
- Larmes de mastic (mastiha) ou résine de pin alimentaire — 1 petite pincée pilée (parfum résiné)
- Eau — 15 cl (allongement (facultatif))
- Feuille de laurier — 1 (note aromatique)
Préparation
- Piler finement les larmes de mastic avec une cuillerée de miel pour les disperser.
- Chauffer doucement le vin avec le miel et le laurier sans le faire bouillir.
- Incorporer le mélange mastic-miel et laisser infuser 10 min à feu très doux.
- Allonger d'un peu d'eau selon le goût (les Anciens buvaient rarement le vin pur).
- Filtrer et servir tiède dans des coupes en terre ; en verser symboliquement quelques gouttes en hommage avant de boire.
Comment on faisait : Le vin antique se conservait dans des jarres scellées à la résine, ce qui lui donnait un goût résiné encore présent dans le retsina grec. On l'aromatisait de miel, d'herbes et d'épices, et on le buvait presque toujours coupé d'eau. La libation — verser une part pour la divinité — accompagnait tout sacrifice.
Le twist contemporain : À servir dans des gobelets en terre cuite émaillée, sous le nom « Coupe de la Vierge guerrière », avec une goutte versée sur le sol par jeu rituel revisité.
Sources : Patrick McGovern, Ancient Wine: The Search for the Origins of Viniculture · Textes rituels d'Ougarit (listes d'offrandes et libations)
Anat · Charactorium