La carte de Andrei Tarkovski
Pervoïé (le premier plat, la soupe-socle)

Chtchi, la soupe aux choux de tous les jours

QuotidienDocumentée🧂 🍋 🍄facile2 h 15

Une soupe de chou mijotée longuement avec un peu de viande, des racines et des herbes, acidulée par le chou ou un trait de saumure, et couronnée d'une cuillerée de smetana. Servie avec du pain noir, elle nourrit et réconforte par tous les temps.

Pervoïé (le premier plat, la soupe-socle)

Une soupe de chou mijotée longuement avec un peu de viande, des racines et des herbes, acidulée par le chou ou un trait de saumure, et couronnée d'une cuillerée de smetana. Servie avec du pain noir, elle nourrit et réconforte par tous les temps.

Il n'est pas de table russe sans la soupe — elle est notre patience faite nourriture. Chez nous on disait : le chtchi et le kacha, voilà notre vie. Tu prends le chou que l'hiver a gardé, tu le laisses fondre des heures sur un feu doux, sans hâte, car rien de vrai ne se hâte. Au dernier moment, une cuillère de smetana qui blanchit la surface comme la neige sur la terre noire, et tu romps le pain de seigle. On se tait, on mange, on est ensemble : cela suffisait.
Andrei Tarkovski
Ingrédients
  • Chou (frais l'été, choucroute l'hiver)une grosse tête (base de la soupe, donne l'acidité)
  • Viande de bœuf à bouillirun beau morceau (bouillon et umami)
  • Oignon et carotteà la main (racines aromatiques)
  • Smetana (crème aigre)une louche (liaison finale)
  • Aneth, laurier, grains de poivreselon le goût (parfum)
  • Pain de seigle noirune miche (accompagnement)
Comment on faisait : Le chtchi se cuisait jadis dans une marmite en terre glissée au four russe (la petchka), où il restait des heures à très basse température, parfois d'un jour à l'autre — on disait que le chtchi réchauffé était le meilleur. L'hiver, faute de chou frais, on utilisait le chou fermenté (la choucroute russe), ce qui donnait sa fameuse note acidulée.