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Zakouski, pervoïé, vtoroïé i tchaï
La table russe et soviétique s'ordonne en moments plutôt qu'en plats : les zakouski (petites bouchées et conserves qui ouvrent et accompagnent), le pervoïé (« le premier », une soupe-socle servie fumante), le vtoroïé (« le second », plat consistant), puis le long rituel du tchaï au samovar, où l'on s'attarde, parle et adoucit le thé d'une cuillerée de confiture. C'est une structure d'attente et de partage, faite pour durer — à l'image des longs plans de Tarkovski.
Signature : La smetana et le verre de thé au podstakannik
Deux gestes qui signent cette cuisine : la cuillerée de smetana (crème aigre fermentée) déposée au dernier moment sur la soupe ou les pelmeni, et le thé noir bu brûlant dans un verre glissé dans son support de métal ciselé, le podstakannik — l'objet du quotidien soviétique par excellence.

Andrei Tarkovski à table

1932 — 1986

5 recettes d’époque