La carte de Anna Grigorievna Snitkina
Varenye de groseilles à maquereau
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Varenye — confiture de garde du buffet à thé

Varenye de groseilles à maquereau

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Varenye — confiture de garde du buffet à thé

Varenye de groseilles à maquereau

Pourquoi ce plat ? À Staraïa Roussa, où les Dostoïevski avaient enfin un foyer stable avec jardin, l'été était la saison des confitures qu'on mettait en pots pour l'hiver. Le varenye, servi en coupelle à côté du thé du samovar, était le rituel doux des soirées russes — et Anna, gestionnaire méticuleuse, savait remplir un garde-manger.

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Varenye — confiture de garde du buffet à thé

Baies entières confites dans un sirop clair, à peine prises, qu'on déguste à la cuillère avec le thé plutôt qu'étalées sur du pain.

L'été, à Staraïa Roussa, je ne laissais pas perdre une baie du jardin. Le secret d'un beau varenye, c'est de ne pas trop le cuire : les fruits doivent rester entiers, brillants, nageant dans un sirop clair, et non se changer en pâte. On l'écume avec patience, on le met en pots, et tout l'hiver on en pose une coupelle près du samovar. Une cuillerée dans le thé, ou prise à part entre deux gorgées — c'est le petit luxe que je m'accordais après une journée de comptes et de copie.
Anna Grigorievna Snitkina
Ingrédients
  • Groseilles à maquereauun plein panier (fruit)
  • Sucreà poids égal des fruits (conservation)
  • Eauun peu (sirop)
Comment on faisait : Le varenye se cuisait souvent en plusieurs courtes ébullitions séparées de longs repos, pour confire les fruits sans les écraser ; on l'aromatisait parfois de feuilles de cassis. À la différence de la confiture occidentale, il se mange à la cuillère ou se dilue dans le thé, rarement tartiné.
Sources : Elena Molokhovets, Un cadeau aux jeunes ménagères, 1861

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