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Obed russe et le thé du samovar
Le repas principal de la journée (obed) s'ouvrait sur les zakouski — petites bouchées froides, poissons salés, cornichons fermentés, pain noir — suivis d'une soupe chaude (chtchi ou bortsch), puis d'un plat de bouillie ou de pâte. Mais le vrai cœur de la maison Dostoïevski était le samovar : à toute heure, on s'y retrouvait pour le thé, accompagné de confitures et de petites pâtisseries. Les fonctions du repas se répartissaient ainsi entre le quotidien sobre, les jours de fête, les longs voyages et les veillées autour de l'eau bouillante.
Signature : La smetana et la fermentation lactique
Deux marques de la table russe : la smetana (crème aigre) qui couronne soupes et bouillies d'une pointe acidulée, et l'art de la fermentation (choucroute, concombres) qui permettait de tenir tout l'hiver. Cet aigre-doux discret signe presque chaque plat de la maison.

Anna Grigorievna Snitkina à table

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